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Des chercheurs de l'EPFZ ont développé un nouveau modèle de scanner

Jannis Fischer (à gauche) et Max Ahnen espèrent qu'un scanner aussi bon marché et pratique permette à l'avenir à davantage de personnes de se soigner.

Keystone/Florian Bachmann

(sda-ats)

Deux chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont développé un modèle de scanner du cerveau bien plus petit et dix fois moins cher que les appareils élaborés jusqu'ici. Leur travail est salué dans un classement du magazine américain Forbes.

La revue d'économie consacre chaque année "les jeunes entrepreneurs et inventeurs les plus intelligents". Les chercheurs en physique des particules Max Ahnen et Jannis Fischer sont listés dans la section Science et Santé de ce classement, a communiqué l'EPFZ.

Tous deux ont mis au point ce scanner dit PET (tomographie par émission de positons) de moins de deux mètres carrés au sol à l'Institut de physique des particules et d'astrophysique de la haute école. "Le dispositif ressemble à une chaise de coiffeur avec un casque", selon Max Ahnen, cité dans le communiqué. En plus d'être dix fois moins cher, le scanner est aussi plus mobile que ses prédécesseurs.

De tels appareils servent à reconnaître les traces de cancer, mais aussi de maladies cardiaques et nerveuses - pour certaines, il reconnaît des symptômes 10 à 20 ans plus tôt qu'un diagnostic médical. Le patient se voit injecter une faible dose de substance radioactive dans le bras, puis le scanner retranscrit en imagerie cérébrale l'activité des tissus grâce aux émissions des positions.

Prévenir la démence

Les appareils de ce type sur le marché aujourd'hui font environ 15 mètres carrés au sol et coûtent entre 1,5 et 5,5 millions de francs. De nombreux hôpitaux, par exemple en Amérique du Sud ou en Afrique, ne peuvent pas se payer des dispositifs aussi chers, parmi les plus coûteux dans la médecine moderne.

Avec cette nouvelle invention, la détection des maladies du cerveau pourrait devenir une pratique plus généralisée. Parmi elles, les tumeurs cérébrales, les maladies du système nerveux comme les scléroses latérales amyotrophiques, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer.

Les deux chercheurs de l'EPFZ espèrent qu'un scanner aussi bon marché et pratique permettra à l'avenir à davantage de personnes de se soigner. "Nous pourrons atteindre beaucoup plus de groupes-cibles qu'auparavant dans la population", selon Jannis Fischer. Les chercheurs sont sur le point de fonder une société et d'élaborer un prototype. Le dispositif devrait être commercialisé en 2021.

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