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Deux ans après la découverte spectaculaire à Zurich de troncs de pin datant de l'âge de la pierre, des spécialistes tentent de les dater précisément. L'équipe de l'EPFZ et de l'Institut de recherche WSL estime que ces fragments pourraient être vieux de 14'000 ans.

En 2013, 256 troncs d'arbres subfossiles avaient été mis au jour dans un chantier boueux du quartier zurichois Binz. Il s'agissait des restes de la plus grande forêt de la fin de l’âge glaciaire jamais trouvée en Europe.

Les restes subfossiles sont des organismes des temps préhistoriques non pétrifiés ou seulement partiellement pétrifiés. Contrairement aux fossiles, ils peuvent être datés au carbone 14. Les chercheurs visent à attribuer aux troncs de Binz un âge exact grâce à l’étude de leurs cernes.

Ils espèrent prolonger de 1500 voire 2000 ans la série de cernes, ou chronologie, disponible actuellement et remontant à 12'500 ans. La plus ancienne chronologie à datation absolue existante, basée principalement sur des chênes d’Allemagne et des pins de Suisse, remonte en effet jusqu'à cet âge.

Les enjeux sont importants, car cette chronologie est la référence absolue indispensable pour permettre d’améliorer la précision des dates du carbone 14, largement utilisées en recherche archéologique et paléoenvironnementale.

Allié néo-zélandais

Les scientifiques de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage ont trouvé un allié inattendu et plutôt éloigné. En Nouvelle-Zélande, d’anciens arbres kauris ont été parfaitement préservés dans des tourbières au cours des 50'000 dernières années et au-delà.

En raison de son ancienneté, jusqu'à 225'000 ans, le kauri subfossile est une ressource scientifique unique dans le monde entier. Il a déjà été utilisé pour reconstruire les caractéristiques passées de la circulation océanique ou encore les changements climatiques locaux et globaux.

Alors que les troncs subfossiles de Zurich ont été précautionneusement sauvegardés et stockés pour les recherches scientifiques futures, des centaines de leurs homologues de l’hémisphère sud sont transportés vers l’Asie et l’Europe pour devenir des meubles, et sont perdus à jamais pour la science.

ATS