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A Genève, la baignade dans le Rhône n'est jamais anodine: mieux vaut connaître les risques avant de se lancer à l'eau (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

A Genève, la baignade dans le Rhône le long du sentier des Saules est très prisée dès que le mercure grimpe. Mais nager en eaux vives comporte des risques qui ont été rappelés samedi lors d'une journée de prévention.

"Avec un débit de 103 m3 par seconde et une eau transparente, les conditions sont optimales aujourd'hui", explique à quelques curieux le sergent Yann Weber, du Service d'incendie et de secours (SIS). "Mais on ne peut jamais savoir", nuance-t-il immédiatement.

En effet, le débit est réglé en amont par les vannes du barrage du Seujet. Il peut brusquement augmenter. Mieux vaut donc être un bon nageur pour se lancer dans le Rhône. Le SIS et la brigade de la police de la navigation ont insisté sur les risques de la baignade "jamais anodine".

Il faut d'abord être conscient des dangers et s'y préparer. Il y a les courants forts et imprévisibles, les chutes de température, les bateaux qui peuvent aspirer les nageurs, les objets inattendus sur le fleuve et les risques liés au fond rocheux.

Jamais seul

La variation de profondeur peut aussi surprendre. En effet, quatre plages éphémères installées avec des remblais offrent des plans d'eau où les nageurs ont pied. "Au bout de ces remblais, la profondeur passe d'un coup à plusieurs mètres", relève le sergent Weber. Cette cassure peut surprendre.

Quelques consignes simples, rappelées dans une brochure en plusieurs langues distribuée à large échelle ainsi que sur des panneaux explicatifs, permettent de limiter les risques. Il ne faut ainsi jamais nager seul. La zone de baignade, qui n'est pas surveillée, n'est pas adaptée aux enfants.

Pendant tout l'été, des jeunes de l'association La Barje vont à la rencontre des baigneurs pour faire passer des messages de prévention notamment en lien avec à la consommation de drogue et d'alcool. "On est souvent bien reçu, car on distribue de l'eau et des pommes", relève un de ces jeunes.

Des morts

Ces journées de prévention, qui ont été initiées l'année dernière, permettent aussi de s'exercer au lancer de la bouée. En cas de d'accident, il faut évidemment appeler le 118 et signaler clairement la position de la personne en difficulté.

Malgré tout, le Rhône reste dangereux. Les personnes qui ne sont pas habituées, comme les touristes ou les personnes qui viennent d'arriver dans le canton, en font souvent les frais. Il y a déjà eu un mort cette année. En 2017, deux personnes s'étaient noyées et une en 2016.

Jeudi, la disparition d'un nageur avait été signalée. D'importants moyens ont été mobilisés pour tenter de le localiser: un hélicoptère a survolé plusieurs fois la zone et un plongeur a sondé le fleuve. Finalement, le nageur était ressorti tout seul en aval. Il s'agissait d'un pari consistant à traverser le Rhône sous l'eau. Un challenge stupide, qui aurait pu mal finir.

Projet global

Pour répondre à la très forte fréquentation du site, la Ville de Genève souhaitait par ailleurs étendre les pontons et installer dix bouées sur l'eau. Mais la justice vient d'annuler les autorisations relatives à ces nouveaux équipements. Des riverains s'y opposaient en raison notamment des nuisances sonores. Un projet plus global sera repensé en concertation avec les riverains.

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ATS