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La contestation sociale face à la rigueur imposée par la crise de la dette a gagné vendredi la Belgique, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre les coupes budgétaires. Un nouveau gouvernement doit prêter serment la semaine prochaine.

Venues des quatre coins du royaume, entre 50'000 personnes selon la police, et plus de 80'000 selon les syndicats, ont défilé dans les rues de la capitale au rythme des pétards, des Rolling Stones ou de Manu Chao.

"Nous avons réussi notre pari car notre objectif était d'atteindre 50'000 manifestants", s'est félicité une responsable du syndicat socialiste FGTB.

Austérité prévue

Après 540 jours d'interminables négociations, un nouveau gouvernement devrait prêter serment lundi ou mardi, mené par le socialiste Elio Di Rupo et soutenu par une large mais fragile coalition de six partis de droite, du centre et de gauche.

Pour y parvenir, ces formations se sont mises d'accord sur un sévère plan de réductions budgétaires destiné à économiser plus de 11 milliards d'euros en 2012. Il s'agit notamment de rassurer les marchés et les agences de notation, dont Standard and Poor's, qui a récemment abaissé la note souveraine de la Belgique de AA+ à AA.

Les syndicats estiment "déséquilibrées" ces mesures, qui ne font "pas assez payer les responsables de la crise", banquiers en tête. "Au lieu de rendre les allocations de chômage dégressives, il faudrait dégraisser les bonus des traders et les dividendes aux actionnaires", a dénoncé une syndicaliste.

ATS