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A Limete et près du Palais du peuple (Parlement), la police a répliqué aux jets de pierre à coups de grenades lacrymogènes.

KEYSTONE/AP/JOHN BOMPENGO

(sda-ats)

Au moins 17 personnes sont mortes dans des violences lundi à Kinshasa avant une manifestation d'opposition. Le bilan est "provisoire", selon le ministre de l'intérieur congolais, Evariste Boshab. L'opposition parle elle de 50 morts au moins.

Du côté des civils, 14 personnes ont été tuées parmi "les pillards", alors que du côté des autorités, trois policiers ont perdu la vie, dont un "brûlé vif", selon les propos que M. Boshab a tenu lundi lors d'une conférence de presse dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

"Le rassemblement déplore de nombreuses victimes, plus de 50 morts dénombrés à cette étape, victimes fauchées par les tirs à balles réelles de la police et de la garde républicaine", a pour sa part écrit la coalition d'opposition dans un communiqué.

Exigeant le départ du président Joseph Kabila au terme de son mandat, le 20 décembre, elle appelle "toute la population à se rassembler" dès mardi "pour poursuivre sans désemparer les revendications engagées aujourd'hui".

Plus tôt dans la journée, suite à l'annonce du décès deux policiers, la manifestation d'opposition avait été annulée. Réuni autour de l'opposant Etienne Tshisekedi, le "rassemblement" des principaux partis d'opposition a appelé à manifester lundi dans tout le Congo pour signifier au président Joseph Kabila son "préavis", trois mois avant l'expiration de son mandat et exiger la convocation de la présidentielle avant cette date.

Des pierres lancées

A Kinshasa, la manifestation devait commencer à 13h00 (14h00 en Suisse), mais plusieurs heurts ont opposé des jeunes armés de pierres à la police antiémeute dans la matinée à Limete, quartier où l'UDPS - le parti d'Etienne Tschisekedi - a son siège. Les autorités ont dénoncé plusieurs pillages et incendies criminels ayant visé des permanences de formations politiques de la majorité.

Très véhéments, des groupes de quelques dizaines à plusieurs centaines de jeunes ont affronté des policiers antiémeutes en lançant en français ou en lingala des "Kabila akende" (Kabila dégage!) ou "Kabila doit partir".

A Limete et près du palais du peuple (Parlement), la police a répliqué aux jets de pierres à coups de grenades lacrymogènes.

Arrestation et pillages

Un photographe de l'AFP et une journaliste de RFI, qui couvraient ces événements, ont été interpellés à la mi-journée par la police militaire. Les autorités congolaises ont assuré qu'ils seraient libérés rapidement, mais les deux reporters n'avaient pas recouvré leur liberté à 15h30.

Selon des sources de sécurité privées, il y a eu quelques pillages épars dans des quartiers sud de la capitale ayant visé des agences bancaires ou des magasins tenus par des Chinois. De source diplomatique, on signalait des échauffourées en "divers endroits" dans ces zones. Le calme semblait revenir en milieu d'après-midi.

Quitter le pouvoir

Joseph Kabila, 45 ans, est arrivé au pouvoir en 2001 après l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila. La constitution congolaise lui interdit de se représenter, mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir.

Alors que la présidentielle apparaît impossible à tenir dans les temps, le "rassemblement" constitué autour de M. Tshisekedi refuse le "dialogue national" en cours à Kinshasa entre la majorité et une partie de l'opposition.

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