Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Une dizaine d'employés de Merck Serono ont entamé mercredi à Genève une grève de la faim devant l'entrée du bâtiment du groupe pharmaceutique. Ils protestent contre le refus de la direction d'améliorer le plan social lié à la fermeture du site.

Les employés se sont installés sous une tente du syndicat Unia, aux côtés d'un épouvantail habillé d'une blouse blanche avec des lunettes de protection et portant un écriteau: "grève de la faim". Les grévistes de la faim, assis, sont entourés par des sympathisants.

Près de 400 employés réunis en assemblée générale ont décidé mardi de reprendre la grève dès le surlendemain pour contraindre la direction à s'asseoir à la table des négociations afin d'obtenir des améliorations au plan social accompagnant le licenciement de 500 personnes et le transfert de 750 autres employés. La direction a refusé une médiation des autorités genevoises.

Plan social très modeste

Selon le syndicat Unia, le plan social proposé par Merck Serono "est de loin le plus modeste en comparaison des plans proposés par le groupe dans d'autres pays et il n'apporte des avantages qu'à une partie infime du personnel".

Le syndicat a précisé que plus de la moitié des employés toucheront moins de six mois de salaire, "ce qui est largement inférieur aux plans sociaux habituels dans le secteur pharmaceutique". Selon Unia, 53 personnes seulement pourront bénéficier d'une retraite anticipée, un chiffre que la direction, elle, évalue à 130 (y compris les employés licenciés sur Vaud).

Le syndicat et les représentants du personnel regrettent en outre que les sous-traitants et les temporaires, environ 250 personnes, soient exclus du plan social.

ATS