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Dans le cadre de négociations avec le liquidateur de SAirGroup, Philippe Bruggisser, ex-patron de Swissair ainsi que 21 autres anciens dirigeants se sont montrés disposés à satisfaire d'éventuelles prétentions en responsabilité par le versement d'un "montant modéré" de 250'000 francs (archives).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Karl Wüthrich, le liquidateur de SAirGroup, a signé un accord avec 22 anciens dirigeants de la compagnie aérienne faillie Swissair au titre du dommage entraîné par la stratégie dite du chasseur menée durant les années 90. Ces ex-responsables verseront 250'000 francs.

Les anciens membres de la direction et administrateurs de SAirGroup, la société holding chapeautant l'ensemble des activités du groupe Swissair, dont son patron Philippe Bruggisser, versent ensemble un montant de 250'000 francs à SAirGroup et à SAirLines, écrit jeudi Me Wüthrich dans la circulaire adressée aux créanciers du groupe failli.

Le versement intervient "sans reconnaissance d'une obligation légale et à titre non préjudiciel". L'accord fait suite au rejet par le Tribunal de commerce de Zurich en janvier 2015 d'une action en responsabilité du liquidateur concernant l'acquisition de la compagnie aérienne française en difficulté, Air Littoral.

Me Wüthrich réclamait alors le remboursement de 133 millions de francs, intérêts compris. La cour avait jugé l'acquisition certes "coûteuse" et "non sans risque", mais celle-ci était justifiable et correspondait à la stratégie de Swissair.

Après examen et sur la base de ce jugement, Me Wüthrich explique avoir renoncé à en faire de même pour les rachats des participations dans les transporteurs français AOM et Air Liberté ainsi que l'allemand LTU. "Les chances de réussite de procédures visant à faire valoir des prétentions en responsabilité dans le domaine des acquisitions étaient très faibles."

Succès peu probable

Dans le cadre de négociations, les ex-dirigeants "potentiellement responsables" se sont montrés disposés à satisfaire d'éventuelles prétentions en responsabilité par le versement d'un "montant modéré".

L'accord stipule que le liquidateur de SAirLines, entité du groupe Swissair réunissant les participations aériennes, et de SAirGroup renonce à faire valoir d'autres prétentions en responsabilité dans le domaine des acquisitions. Il prendra effet pour autant qu'aucun créancier n'introduise une plainte qui aboutit.

Pour mémoire, la constitution d'un réseau européen a joué un rôle clef dans la débâcle de Swissair. Privée d'accord aérien avec Bruxelles suite au "non" des Suisses en 1992 à l'Espace économique européen, la compagnie, qui en 1997 regroupe ses activités dans la holding SAirGroup, se lance sous la houlette de M. Bruggisser dans une politique agressive d'acquisitions et d'alliances.

Après une participation dans la belge Sabena dès 1995, suivront diverses compagnies nationales et régionales, pour la plupart, en mal d'assainissement. Mais cette "stratégie du chasseur" plombe le groupe et, début 2001, Philippe Bruggisser est limogé.

Relaxe générale

La faillite de Swissair a donné lieu au plus grand procès économique que la Suisse ait connu. Le 7 juin 2007, le Tribunal de district de Bülach (ZH) a prononcé l'acquittement général des 19 inculpés, dont les anciens dirigeants et administrateurs de la compagnie aérienne défunte. Les principaux acteurs de la débâcle ont depuis disparu du radar.

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ATS