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Des dizaines de milliers de fidèles ont répondu dimanche à l'appel du patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill. Ils ont prié en plein air à Moscou pour "corriger" le sacrilège que représente à leurs yeux une "prière punk" anti-Poutine chantée dans une cathédrale en février.

Après la messe dominicale, Kirill est sorti de la cathédrale du Christ-Sauveur et s'est adressé à la foule (65'000 personnes selon la police) venue prier "pour la correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l'Eglise", selon l'appel du patriarcat.

"Nous sommes venus prier pour notre patrie, pour notre peuple et pour notre jeunesse, pour que Dieu nous mette à l'abri des tentations du diable", a déclaré Kirill devant les fidèles. Un grand nombre d'entre eux étaient venus de province à bord d'autocars affrétés pour l'occasion.

Messages de soutien

Des écrans géants diffusaient aussi des messages de soutien de personnalités russes comme le réalisateur Nikita Mikhalkov. Des prières similaires ont eu lieu dans d'autres villes du pays.

Cette démonstration de force visait à répondre aux critiques qui ont suivi l'inculpation de trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot pour avoir chanté fin février "une prière punk" contre l'homme fort du pays, Vladimir Poutine, devant l'autel de la cathédrale.

Sept ans de prison

"Mère de Dieu, chasse Poutine!", avaient-elles chanté, dénonçant le soutien de l'Eglise au premier ministre, réélu président le 4 mars et dont l'investiture est prévue le 7 mai.

Trois des cinq jeunes femmes, identifiées selon la police, sont en détention provisoire et risquent sept ans de prison, déclenchant un débat sur l'opportunité de les condamner à une peine aussi lourde. Amnesty International a appelé à leur libération et des responsables russes et des religieux ont demandé que la justice se montre magnanime.

ATS