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En Italie, la réalité dépasse souvent la fiction. Des figurants du film sur la mafia "Gomorra" ont été arrêtés. Ils sont liés au clan mafieux des Casalesi. Ils extorquaient des loyers aux occupants d'un complexe et géraient le trafic de drogue, a-t-on appris samedi auprès des autorités.

Les carabiniers ont annoncé avoir arrêté à Castel Volturno, près de Caserte, dans le sud du pays, un des figurants du film de Matteo Garrone. Marcello D'Angelo, 47 ans, est accusé avec sa compagne Anna Iannone, 40 ans, d'extorsion aggravée par l'utilisation de méthodes mafieuses.

Selon l'enquête coordonnée par la direction anti-mafia de Naples, en lieu et place des propriétaires légitimes, le couple exigeait des loyers exorbitants aux occupants de deux immeubles de ce complexe. Trente familles, en majorité des immigrés souvent dépourvus de permis de séjour, y habitent.

Menaces de mort

S'ils refusaient de payer les sommes réclamées qui variaient entre 300 et 500 euros par mois, ils s'exposaient à des menaces de mort, des agressions physiques, des vols et incendies commis par le reste du clan "pour libérer le logement".

D'Angelo est considéré comme le bras droit de Giovanni Venosa, emprisonné pour le même chef d'accusation et qui interprétait son propre rôle dans "Gomorra", film inspiré du roman-enquête de Roberto Saviano sur le clan des Casalesi, l'un des principaux de la camorra, la mafia napolitaine.

Rien ne se faisait dans le complexe Parco Saraceno sans l'accord du clan Venosa, de la gestion des appartements au trafic de drogue. C'est justement le commerce illégal de stupéfiants qui a permis aux carabiniers de remonter jusqu'à l'espèce d'"agence immobilière" montée par le clan.

Le complexe Parco Saraceno a été construit il y a tente ans comme résidence pour la marine militaire américaine. Après son départ, c'était devenu une sorte de ghetto déserté par ses habitants et promis à la démolition.

Les gérants abusifs des immeubles réclamaient non seulement un loyer mais des dépôts de garantie et des taxes pour la récolte des ordures et l'entretien du site.

Locataires frappés

Des témoins ont raconté que Anna Iannone aurait frappé elle-même un Nigérian qui occupait un appartement avant d'envoyer D'Angelo "nettoyer" les lieux en jetant tous les biens du "locataire" par la fenêtre.

Les carabiniers ont indiqué avoir pu opérer grâce à des plaintes de propriétaires d'appartements, quelques témoignages de victimes d'extorsion et des déclarations des membres du clan arrêtés qui ont décidé de collaborer avec la justice en échange d'une remise de peine.

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ATS