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Des manifestants en colère contre Pékin mettent le feu à des usines

Ce contenu a été publié le 14 mai 2014 - 09:27
(Keystone-ATS)

Des Vietnamiens opposés au déploiement par Pékin d'une plate-forme pétrolière dans des eaux contestées ont incendié des usines chinoises, ont annoncé les autorités vietnamiennes mercredi. Ces incidents sont rarissimes au Vietnam, tenu par un régime communiste autoritaire à parti unique.

Les violences ont débuté mardi. "Environ 19'000 ouvriers ont manifesté contre la violation par la Chine des eaux territoriales vietnamiennes", a dit à la presse Tran Van Nam, vice-président du comité populaire de la province de Binh Duong. "Certains ont pénétré dans les enceintes d'usines en appelant les autres ouvriers à faire grève."

Les manifestants s'en sont pris à des compagnies appartenant ou gérées par des Chinois dans la zone industrielle Singapour-Vietnam 1 dans la province de Binh Duong, près de Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique vietnamienne. Aucun blessé n'a été signalé lors de ces incidents, que la police refuse de commenter.

La Chambre de commerce taïwanaise au Vietnam a déclaré que ces émeutes ont provoqué de lourdes pertes pour un certain nombre d'entreprises taïwanaises prises à tort pour des entreprises chinoises. L'ambassade de Chine à Hanoï a diffusé une mise en garde à l'adresse de ses ressortissants.

La Chine a interdit début mai toute navigation autour d'un site de forage en eau profonde situé dans une zone de mer de Chine méridionale revendiquée par Hanoï.

Chine et Vietnam ont des différends territoriaux de longue date sur les archipels des Paracels et des Spratleys, dont les fonds sont supposés riches en pétrole. Ces sites constituent d'importantes voies maritimes internationales.

Décision "illégale"

Les tensions bilatérales ont fortement augmenté depuis l'annonce début mai par Pékin du déploiement d'une plate-forme de forage pétrolier en eau profonde dans les eaux contestées. Un acte qualifié de provocateur par les Etats-Unis.

Le Vietnam a dénoncé une décision "illégale" et a exigé que la plate-forme soit retirée. Hanoï a aussi envoyé des navires dans la région, dont certains, selon lui, ont été attaqués ou harcelés par des navires chinois.

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