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Des miliciens chiites encerclaient lundi soir la résidence du Premier ministre Khaled Bahah dans la capitale yéménite Sanaa, a indiqué le porte-parole du gouvernement. Cette attaque est intervenue quelques heures après des tirs qui ont visé son convoi. Auparavant, un arrêt des hostilités avait été décidé dans des violences près du palais présidentiel.

M. Bahah est encerclé au Palais républicain, bâtiment où il réside depuis qu'il a été nommé Premier ministre en octobre, a dit le porte-parole, Rajih Badi.

Auparavant, un cessez-le-feu avait été annoncé dans des violences peu après un appel de la Ligue arabe à "toutes les forces politiques" à mettre fin à "l'escalade malheureuse des violences au Yémen". Les ambassades américaine et britannique à Sanaa avaient également exigé que les armes se taisent.

Les combats ont fait au moins neuf tués et près de 70 blessés dans la ville où a résonné le bruit des tirs et des explosions, selon un bilan de source médicale. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi n'a pas été directement menacé puisqu'il n'était pas présent au palais présidentiel, dans le sud de la capitale, autour duquel se sont concentrés les affrontements.

La ministre yéménite de l'Information Nadia al-Sakkaf a toutefois parlé d'un coup d'Etat. Le président, qui utilise rarement ce palais, a multiplié les consultations dans sa résidence, où il a négocié le cessez-le-feu avec un représentant d'Ansaruallah, selon des sources politiques.

Prise d'une colline

Des miliciens chiites ont affirmé s'être emparés d'une colline près du palais. "Nous contrôlons le Jebel Nahdine qui surplombe le palais présidentiel, et nous permettons aux gardes de la présidence de quitter leur position avec une arme personnelle", a souligné Ali al-Bukhaiti, un responsable de la milice d'Ansaruallah.

Par ailleurs, des miliciens ont commencé à pilonner aux armes moyennes et lourdes un camp de la garde présidentielle au sud du palais, ont rapporté des témoins. Des renforts de miliciens ont aussi été vus faisant route vers le palais avec deux chars de combat.

Les capacités du pouvoir semblent de plus en plus restreintes parce que Nadia al-Sakkaf a annoncé que la télévision nationale et l'agence officielle échappaient désormais au contrôle de l'autorité de l'Etat.

Renforcer l'emprise

La milice d'Ansaruallah semble chercher à renforcer son emprise à Sanaa où elle était entrée le 21 septembre et dont elle contrôlait jusqu'ici les principaux secteurs et bâtiments publics. Le regain de violences est intervenu deux jours après l'enlèvement par les miliciens chiites d'Ahmed Awad Ben Moubarak, le chef de cabinet du président.

M. ben Moubarak avait dirigé le processus de Dialogue National lancé après le départ de l'ancien président Ali Abdallah Saleh en février 2012 après un an de soulèvement. Les miliciens, qui n'ont cessé de monter en puissance depuis leur entrée dans la capitale, s'opposent à ce texte qui prévoit un Yémen fédéral, constitué de six régions.

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ATS