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La prix Nobel de la paix Jody Williams (à droite) a affirmé qu'en l'absence de progrès au sein de l'ONU, les négociations pourraient se dérouler en dehors de la Convention sur certaines armes classiques (CCW).

KEYSTONE/AP/JAMEY KEATEN

(sda-ats)

Les Etats devraient rapidement rédiger un traité pour interdire l'usage des robots tueurs "avant qu'il ne soit trop tard", ont déclaré lundi des militants d'ONG. Ils ont lancé cet appel alors que des discussions sur ce sujet ont repris à l'ONU à Genève.

"Les robots tueurs ne sont plus de la science fiction", a averti Rasha Abdul Rahim, conseillère d'Amnesty International en matière d'intelligence artificielle et de droits de l'homme. "Des drones intelligents aux armes automatiques qui peuvent choisir leur propre cible, les progrès technologiques en matière d'armement vont plus vite que le droit international", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Ces commentaires surviennent au moment où la Convention sur certaines armes classiques (CCW) a entamé lundi une réunion d'une semaine au Palais des Nations pour discuter des systèmes d'armes létales autonomes.

Pas encore d'accord

La Conférence du désarmement, l'instance de l'ONU qui mène depuis 1979 les négociations dans ce domaine, avait réuni en novembre la première commission spécialisée sur ce sujet avec des représentants d'une centaine de pays, experts et ONG.

L'ambassadeur indien Amandeep Gill, qui préside cette commission, a déclaré lundi que les discussions avaient depuis "bien progressé". Toutefois, les Etats ne se sont pas encore mis d'accord sur la façon de traiter cette question.

Le nombre des pays appelant à l'interdiction pure et simple des robots tueurs a augmenté, assurent les militants d'ONG qui les chiffrent à au moins 26. Mais les Etats qui auraient mis au point les armes autonomes létales les plus avancées, comme les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et Israël, ne se sont pas engagés en vue d'en restreindre l'usage.

Prêts à "sortir de l'ONU"

L'ONG Campagne pour interdire les robots tueurs a souligné lundi qu'en l'absence de progrès au sein des Nations unies, les négociations pourraient se dérouler en dehors de cette Convention.

"Nous sommes prêts à les sortir de l'ONU en cas de blocage", a déclaré la cofondatrice de cette ONG, Jody Williams, qui a remporté le prix Nobel de la paix en 1997 pour ses travaux en faveur d'un traité d'interdiction des mines antipersonnel.

D'autres militants se réjouissent de la prise de conscience par le secteur privé de la menace que font peser ces nouvelles armes. Peter Asaro, du Comité international pour le contrôle des armes-robots, a à cet égard rappelé la décision prise en juin par Google, sous la pression de ses employés, d'annuler un accord qui était destiné à aider l'armée américaine à utiliser l'intelligence artificielle pour analyser les vidéos prises par les drones.

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ATS