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Joshua Wong et Nathan Law, deux militants prodémocratie à Hong Kong, ont reçu mardi la permission de contester en justice leur condamnation.

KEYSTONE/EPA/VERNON YUEN

(sda-ats)

Deux des leaders du "Mouvement des parapluies", Joshua Wong et Nathan Law, ont reçu mardi la permission de contester en justice leur condamnation à des peines de prison. Ils avaient été condamnés pour leur rôle dans un rassemblement jugé illégal en septembre 2014.

Les deux jeunes hommes avaient été condamnés en août à six et huit mois de prison. Cette sentence avait été interprétée comme un nouveau coup porté à ceux qui militent pour des réformes politiques dans l'ancienne colonie britannique.

Cet emprisonnement avait été consécutif à un appel du ministère public. Celui-ci demandait des peines plus lourdes que celles décidées en première instance.

Mardi, la Cour d'appel final, plus haute juridiction hongkongaise, a accepté d'examiner le recours de MM. Wong, 21 ans, et Law, 24 ans, et d'un troisième activiste, Alex Chow, qui avait écopé d'une peine de sept mois de prison. Tous les trois demeureront libres jusqu'à la prochaine audience qui a été fixée au 16 janvier.

Optimisme

"Nous sommes optimistes quant au résultat", a déclaré Joshua Wong à ses partisans rassemblés par dizaines à l'extérieur de la Cour. Certains brandissaient les fameux parapluies jaunes symboles du mouvement de 2014.

Tous trois avaient été condamnés pour leur rôle dans un rassemblement jugé illégal, le 26 septembre 2014. Les manifestants avaient escaladé des barrières métalliques et étaient entrés dans Civic Square, une place située dans un complexe gouvernemental.

Cette action avait déclenché des manifestations plus importantes; et deux jours plus tard débutait le mouvement prodémocratie de masse, quand la police avait tiré du gaz lacrymogène dans la foule qui s'était protégée à l'aide de parapluies.

Pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de Hongkongais avaient paralysé des quartiers entiers de la mégapole pour réclamer l'instauration d'un véritable suffrage universel. Mais Pékin n'avait pas reculé d'un pouce.

"Soumission absolue"

La cour d'appel s'était prononcée en août après avoir été saisie par le parquet qui trouvait trop clémentes les peines prononcées en première instance. En août 2016, MM. Wong et Law avaient été condamnés à des travaux d'intérêt général et M. Chow à trois semaines de prison avec sursis.

Dans un entretien à l'AFP, M. Wong, qui avait été libéré sous caution le 24 octobre, avait dénoncé son emprisonnement. Il affirmait que la prison était synonyme de "soumission absolue" aux autorités.

D'après les termes de l'accord sino-britannique sur la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés inconnues ailleurs en Chine continentale, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes", en théorie jusqu'en 2047. Beaucoup ont cependant le sentiment que ces libertés s'érodent et que Pékin est en train de renier cet accord.

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ATS