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Des milliers d'"Indignés" ont manifesté samedi dans le centre de Madrid. Ils sont redescendus dans la rue un an après la naissance de leur mouvement surgi en Espagne pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage. A Londres et au Portugal, le mouvement a aussi fait entendre sa voix.

Reprenant leurs slogans favoris comme "ils ne nous représentent pas", accompagnés de tambours, les manifestants arrivés en colonnes des quatre coins de la ville ont convergé vers la Puerta del Sol, la place du centre de Madrid, qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.

Ils ont l'intention d'y organiser pendant quatre jours une "assemblée permanente", contournant l'interdiction officielle selon laquelle les manifestations devront prendre fin chaque soir à 22h00. D'autres manifestations étaient prévues dans 80 villes d'Espagne.

"La violence, c'est de gagner 600 euros"

"Il est important de montrer que nous sommes toujours là, que des milliers de gens veulent un changement", a expliqué une employée de bureau de 23 ans, qui portait une petite pancarte avec l'inscription: "un autre monde est possible". "Votre dette, ne la payons pas", annonçait une grande banderole, ou encore "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", "La violence, c'est de gagner 600 euros".

"Nous sommes ici parce que nous restons indignés par les politiques d'austérité que nous impose l'élite économique", a déclaré un étudiant en philosophie de 21 ans, qui se dirigeait avec des milliers d'autres manifestants vers la Puerta del Sol. Il voulait croire que "le mouvement continue avec le même élan".

C'est sur cette place que s'était installé, il y a un an, le campement des "Indignés", avant de faire des émules dans le monde entier. Pendant un mois, cet assemblage de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque-là peu exprimé.

ATS