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A Atlanta, l'une des villes les plus violentes des Etats-Unis, près de 30'000 manifestants ont défilé

KEYSTONE/AP Atlanta Journal-Constitution/STEVE SCHAEFER

(sda-ats)

A Washington, New York, Atlanta ou Chicago, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour afficher leur soutien au mouvement contre les armes à feu aux Etats-Unis. Elles réagissaient après la tuerie de Parkland en février.

Dans la capitale, une marée humaine a investi les avenues entre la Maison Blanche et le Capitole avec comme mot d'ordre "Plus jamais ça !". Il y avait 800'000 personnes, selon les organisateurs cités par la chaîne de télévision NBC. Près de 175'000 participants ont été recensés à New York, selon le maire de la ville Bill de Blasio.

L'événement national baptisé "March for Our Lives" ("Marchons pour nos vies") est une réaction au massacre du 14 février dernier de 17 personnes dans un lycée de Floride. La frustration est alimentée par l'inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes.

Dans les rues, les slogans étaient politiques. "Faisons primer les USA sur la NRA", a lancé David Hogg, un lycéen devenu l'un des porte-voix du mouvement. Il a appelé à faire sauter les verrous dans les urnes.

Peur d'aller à l'école

Dans le rassemblement géant au coeur de la capitale fédérale, une forêt de pancartes affichaient des slogans tels que: "J'enseigne avec des livres, non des armes" ou "Votre droit à détenir une arme ne l'emporte pas sur mon droit à rester vivant".

"Nous sommes les gens qui ont peur d'aller à l'école tous les jours parce que nous ne savons pas si nous serons les prochains", a expliqué une adolescente venue de Californie. "Nous n'allons pas rester silencieux, nous allons continuer à nous battre" pour un durcissement des lois sur les armes individuelles, a-t-elle assuré.

Bataille à long terme

"J'espère (que les jeunes) ont bien à l'esprit qu'ils s'inscrivent dans un mouvement social sur le long terme. Ils n'obtiendront pas justice dans un Congrès contrôlé par les républicains", a averti dans la journée le sénateur démocrate Chris Murphy.

"Changez la législation sur les armes ou changez le Congrès", disait une pancarte brandie par une manifestante à New York, où plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées le long de Central Park.

A Parkland, en Floride, des milliers de personnes se sont réunies dans un parc près du lycée Marjory Stoneman Douglas, le lieu du drame du 14 février, dans une ambiance enjouée, avec des manifestants tournés vers l'avenir. "L'opinion populaire a déjà changé le gouvernement par le passé", a rappelé une enseignante.

Les armes font plus de 30'000 morts par année aux Etats-Unis, où la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la "génération mass shooting" ou la "génération Columbine", du nom de l'école secondaire de l'Etat du Colorado où deux élèves ont tué douze de leurs camarades de classe et un professeur en 1999.

De Clooney à McCartney

Le président Donald Trump ne s'était pas encore exprimé samedi mais la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Lindsay Walters, a fait savoir que son administration félicitait les "nombreux jeunes Américains courageux" qui exercent leur droit d'expression.

L'ancien président Barack Obama (démocrate), qui s'est heurté pendant ses deux mandats à la tête du pays au refus des républicains de légiférer sur les armes à feu, n'a pas manqué l'occasion de s'inviter dans le débat, déclarant sur Twitter que "rien ne peut résister à des millions de voix réclamant un changement".

Plusieurs célébrités se sont mobilisées pour l'occasion. George Clooney et son épouse ont ainsi fait un don de 500'000 dollars et indiqué qu'ils se rendraient au rassemblement de Washington, où la chanteuse Ariana Grande était également attendue.

A New York, l'ancien Beatles Paul McCartney s'est joint à la foule. Il a rappelé sur CNN qu'il avait une raison personnelle d'être présent : "Un de mes meilleurs amis a été abattu pas loin d'ici", a-t-il dit en évoquant l'assassinat de John Lennon près de Central Park en 1980.

Enfin, la petite fille de Martin Luther King, âgée de seulement 9 ans, a lancé à Washington un appel vibrant contre les armes à feu. "Faites passer le message, entendez-vous ? A travers tout le pays. Nous allons être une grande génération", a poursuivi la fillette d'une voix assurée, suscitant de nombreux applaudissements.

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ATS