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Des milliers d'employés de Google manifestent au siège mondial

Les employés de Google étaient appelés à manifester à 11h00 dans leur fuseau horaire, comme sur le cliché à Seattle.

KEYSTONE/AP The Seattle Times/ALAN BERNER

(sda-ats)

Des milliers de salariés du siège mondial de Google en Californie ont manifesté jeudi pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise. Des rassemblements similaires se sont produits dans d'autres filiales du groupe à travers le monde.

"Douze ans chez Google, et je n'ai jamais vu une foule aussi nombreuse. Fier d'être là pour soutenir la justice et la transparence", a notamment commenté sur Twitter un salarié, Ken Norton à Mountain View.

Non loin de là, à San Bruno, ce sont des employés de la plate-forme vidéo YouTube, propriété du géant des technologies, qui ont, eux aussi, cessé le travail pour se rassembler par centaines devant leurs locaux.

A 50 km au nord, à San Francisco, des centaines de salariés se sont rassemblés sur un vaste parvis du centre-ville, à quelques encablures de leurs locaux. Sur certains panneaux, on pouvait lire: "Don't be evil" ("Ne pas faire le mal"), le slogan historique du groupe.

A 11h00

Les salariés organisateurs du mouvement avaient appelé les quelque 90'000 employés de Google dans le monde à sortir de leurs bureaux à 11h00, dans leur fuseau horaire respectif. De Singapour à New York, en passant par Dublin et Londres, plusieurs milliers d'employés ont manifesté de la même manière.

Ce premier mouvement social d'ampleur au sein de cette entreprise est parti d'un article du New York Times paru la semaine dernière. Le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, créateur du système d'exploitation mobile Android, qui serait parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars. M. Rubin a nié ces allégations.

Le patron de Google Sundar Pichai avait indiqué peu après, sans donner de noms, que le groupe avait renvoyé 48 salariés, dont treize hauts responsables, pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années mais qu'aucun n'avait reçu d'indemnités de départ. Un autre a démissionné mardi.

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