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Des milliers de nationalistes défilent à Kiev

Les participants au défilé ont scandé "Gloire à l'Ukraine!" et brandi des drapeaux ukrainiens bleu et jaune.

KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO

(sda-ats)

Des dizaines de milliers de nationalistes ont défilé dimanche à Kiev à l'occasion de la fête nationale du Défenseur de l'Ukraine, marquée cette année par une euphorie accrue après la reconnaissance d'une Eglise ukrainienne indépendante de Moscou.

Les participants au défilé, qui s'est déroulé dans l'après-midi dans les rues centrales de la capitale ukrainienne, ont scandé "Gloire à l'Ukraine!" et brandi des drapeaux ukrainiens bleu et jaune et ceux du mouvement nationaliste de couleurs rouge et noire.

Plus tôt dans la journée, une prière solennelle a réuni des milliers de croyants, parmi lesquels le président ukrainien Petro Porochenko, sur une place du centre de Kiev. Elle a été menée par le Patriarche ukrainien Filaret, qui avait été rétabli jeudi dans sa fonction hiérarchique par le Patriarcat de Constantinople, après avoir été excommunié par l'Eglise orthodoxe russe.

Le Patriarcat de Constantinople a pris jeudi la décision historique de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante de la tutelle religieuse de Moscou. "Une église autocéphale est une partie de notre stratégie pro-européenne et pro-ukrainienne", a souligné M. Porochenko, lors de la prière.

Prière rivale

Dans le même temps, une prière rivale a réuni environ 500 personnes à la laure de Kievo-Petchersk, un grand monastère orthodoxe à Kiev, rattaché actuellement au Patriarcat de Moscou. Quelque 6000 policiers ont été déployés dans les rues de la capitale ukrainienne, en raison de la crainte de troubles entre les fidèles des deux Eglises orthodoxes.

L'Eglise orthodoxe russe a notamment dit craindre des actions, de force ou en justice, visant à lui retirer le contrôle des églises et monastères qui lui sont affiliés en Ukraine. Et certains prêtres ont appelé leurs fidèles à se tenir prêt à défendre leurs sanctuaires.

Dans ce contexte, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a averti vendredi que la Russie allait "défendre les intérêts des orthodoxes" en cas de troubles religieux en Ukraine.

Les autorités ukrainiennes se sont voulues rassurantes, déclarant vouloir éviter une "guerre religieuse" et que le gouvernement respecterait le choix des paroisses qui décideront de rester loyales au Patriarcat de Moscou.

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