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8500 soldats ont été déployés à Rio de Janeiro.

KEYSTONE/EPA EFE/MARCELO SAYAO

(sda-ats)

Une force de 10'000 hommes, dont 8500 militaires, a commencé à se déployer vendredi dans Rio de Janeiro pour rétablir la sécurité. La ville brésilienne est en proie à une flambée de violence liée au trafic de drogue et au marasme économique.

Le président brésilien Michel Temer a signé un décret autorisant "l'emploi des forces armées dans l'Etat" de Rio de Janeiro pour lutter contre le crime organisé.

En début de soirée, des véhicules blindés de transport de troupes et des dizaines de militaires ont commencé à se déployer dans le centre de Rio, notamment à l'aéroport Santos Dumont et près de la plage de Botafogo, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Cette décision a été prise pour défendre l'intégrité de la population, préserver l'ordre public et garantir le fonctionnement des institutions", a expliqué le président Temer dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

Un mort tous les trois jours

"Nous allons atteindre le crime organisé et ses chaînes de commandement", a déclaré pour sa part le ministre de la défense, Raul Jungmann. Il a précisé que les soldats se concentreraient sur le renseignement et des "actions surprises".

Un an après avoir accueilli les jeux Olympiques, Rio est en proie à une flambée de violence, avec une moyenne effrayante de trois personnes par jour blessées par des balles perdues, notamment lors de fusillades entre policiers et narcotrafiquants de plus en plus lourdement armés. Ces tirs font en moyenne un mort tous les trois jours, essentiellement dans les favelas où habite près d'un quart des 6,5 millions de Cariocas.

Par ailleurs, 91 membres des forces de l'ordre ont été tués depuis le début de l'année dans les violences à Rio. Depuis le début de l'année scolaire, seuls sept jours de cours sur 120 ont pu se dérouler sans qu'au moins un établissement de Rio ne soit fermé à cause de problèmes de violence.

Le sentiment d'insécurité est exacerbé par une crise financière dramatique de l'Etat de Rio, qui n'est plus en mesure de payer à temps les salaires de nombreux fonctionnaires, y compris des policiers, une situation qui aggrave encore la corruption.

ATS