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Environ 5000 manifestants se sont rassemblés sur la place Wenceslas, à Prague.

KEYSTONE/AP CTK/MICHAL KAMARYT

(sda-ats)

Des milliers de Tchèques ont manifesté lundi à travers le pays contre le gouvernement d'Andrej Babis. Le milliardaire, deuxième fortune du pays, est poursuivi devant la justice pour une fraude présumée.

"On en a assez!", "Nous voulons un gouvernement honnête!", ont scandé environ 5000 manifestants rassemblés sur la place Wenceslas, à Prague.

Le mouvement ANO ("Oui") d'Andrej Babis avait remporté les élections législatives d'octobre, gagnant 78 des 200 sièges au sein de la chambre basse du parlement tchèque. Désigné Premier ministre en décembre, M. Babis a constitué un gouvernement minoritaire comprenant des experts sans étiquette, mais qui n'a pas obtenu la confiance du Parlement en janvier.

Il a officiellement démissionné mais reste en place jusqu'à la nomination d'un nouveau gouvernement. Les tractations en vue de constituer un nouveau gouvernement de coalition ont échoué vendredi. Le parti social-démocrate CSSD a alors refusé de s'allier à ANO, ce qui a relancé le spectre d'élections anticipées.

"Agent de la police secrète communiste"

CSSD refuse de participer à un gouvernement où figurerait M. Babis, en raison de son inculpation pour une fraude présumée aux subventions européennes, dans une affaire remontant à 2007-2008. Des soupçons d'une collaboration de M. Babis avec la police secrète à l'époque communiste pèsent aussi sur lui. Le chef du gouvernement sortant rejette ces accusations.

"Il est inacceptable d'avoir comme Premier ministre un homme poursuivi (en justice) et enregistré comme agent de la police secrète communiste", ont déclaré les organisateurs de la manifestation sur Facebook. Ils ont appelé M. Babis à démissionner.

M. Babis doit rencontrer mardi le président tchèque Milos Zeman qui lui est favorable et qui lui avait promis de le nommer à la tête du gouvernement pour la deuxième fois. La Constitution tchèque prévoit jusqu'à trois tentatives de constituer un gouvernement, les deux premières étant pilotées par le chef de l'Etat et la troisième par le président de la chambre basse, poste qu'occupe actuellement un membre d'ANO.

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ATS