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Les 8210 tonnes de munitions gisant au fond de lacs suisses y resteront. Nouvelles vérifications à l'appui, le DDPS renonce à les repêcher. Une telle opération serait plus dangereuse et nuirait davantage à l'environnement. Une surveillance est toutefois assurée.

Les conclusions présentées vendredi à la presse par le Département fédéral de la défense (DDPS) concordent avec celles de 2008. L'armée a immergé jusqu'en 1967 des milliers d'obus dans les lacs de Thoune (4600 tonnes), de Brienz (280 tonnes) ainsi que dans celui des Quatre-Cantons: lac d'Uri (2800 tonnes) et bassin de Gersau (530 tonnes).

Selon les résultats présentés vendredi, les munitions ne sont plus apparentes. La plupart sont recouvertes d'une couche de vase mesurant de 25 centimètres à 2 mètres. Et chaque année, 3 à 8 millimètres de sédiments viennent s'y ajouter.

Ces obus sont encore en bon état. Dans le lac des Quatre-Cantons, il n'y a pratiquement que des munitions intactes et non explosées, selon le chef de l'Office uranais de la protection de l'environnement Benno Bühlmann.

Plus dangereux de repêcher

Selon le DDPS, les analyses détaillées des sédiments et de l'eau n'ont révélé aucune trace de polluants qui soit liée aux munitions. Les teneurs en métaux lourds se situent au niveau de la pollution d'origine naturelle. Les modifications affectant les organes sexuels des poissons dans le lac de Thoune restent quant à elles mystérieuses. Mais elles sont liées au zooplancton et non aux munitions.

Une opération de repêchage constituerait en revanche un danger pour l'environnement. Déterrer des objets au fond d'un lac provoquerait en effet un brassage des sédiments, affectant ainsi l'écosystème durant des années. En surface, de tels travaux occasionneraient, pendant longtemps, des nuisances, en particulier du bruit.

Un repêchage impliquerait en outre un risque d'explosion, d'où un danger pour les êtres humains, la faune aquatique et l'écosystème.

ATS