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La rousserolle turdoïde niche dans les grandes roselières au bord des lacs. Elle quitte la Suisse à la fin de l’été et revient en avril.

Station ornithologique suisse/Mathias Schäf

(sda-ats)

Le voyage des oiseaux migrateurs n’est pas toujours terminé une fois atteint les quartiers d’hiver en Afrique. Des chercheurs montrent que des rousserolles turdoïdes déménagent vers un second site plus riche pour la deuxième partie de leur hivernage.

La rousserolle turdoïde est un petit insectivore qui niche dans les roselières. La Station ornithologique suisse à Sempach (LU), avec des collègues de l’Académie des sciences de la République tchèque, a découvert que la majorité des rousserolles suivies avec des géolocalisateurs s’étaient envolées vers un deuxième site d’hivernage en milieu d’hiver.

L’étude, qui a suivi deux populations distinctes, l’une nicheuse en République tchèque, l’autre en Bulgarie, trouve que trois quarts des rousserolles troquent leur premier site contre un deuxième à des proportions similaires dans les deux populations.

Les turdoïdes tchèques, d’abord en zone sub-saharienne de l’Afrique de l’Ouest, se déplacent plus au sud-ouest, leur second site d’hivernage à une distance médiane de 600 km de là. Les oiseaux bulgares optant pour un second site partent d’Afrique Centrale et parcourent près de 1200 km en direction du sud-est.

Pour Steffen Hahn, chercheur dans l’équipe "Migrations" à la Station ornithologique suisse et auteur de l’étude, "ces changements de sites sont une adaptation des oiseaux aux conditions changeantes dans leurs quartiers d’hiver". Dans l’étude, la majorité des oiseaux se sont déplacés vers un deuxième site plus humide et plus vert, avec probablement plus d’insectes.

Le spécialiste, cité mardi dans un communiqué, ajoute que "les déplacements observés – comme d’ailleurs chez la huppe fasciée ou le rossignol progné – soulignent l’importance des sites d’hivernage de qualité et en abondance suffisante pour ces migrateurs, qui passent près de la moitié de l’année en Afrique".

Ces travaux sont publiés dans la revue britannique Royal Society Open Science.

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ATS