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De nombreuses manifestations ont exigé des précisions sur la disparition des étudiants (archives).

KEYSTONE/AP/REBECCA BLACKWELL

(sda-ats)

Des ossements appartenant à un nombre indéterminé d'individus ont été découverts non loin du lieu de disparition de 43 étudiants mexicains en 2014, ont indiqué tard mercredi des sources officielles. Selon les médias, les ossements pourraient avoir été brûlés.

Les enquêteurs ont trouvé des fragments d'os, notamment des crânes, des tibias, des mâchoires et des dents appartenant à différentes personnes. Ils ont également retrouvé des sandales et des morceaux de vêtements, selon une déclaration du bureau du procureur de l'Etat de Guerrero (sud). Les restes ont été découverts mardi soir dans la petite ville d'El Mirador, le long d'une route reliant les villes de Coacoyula et d'Apipilulco.

Selon les médias, les ossements semblent appartenir à au moins quatre personnes et pourraient avoir été brûlés.

Les autorités n'ont pas dans l'immédiat établi de lien entre ces fragments et les 43 étudiants disparus à Iguala en septembre 2014. Des policiers municipaux de cette ville du sud du Mexique avaient attaqué ces étudiants, qui s'étaient emparés illégalement de cinq autobus pour participer à des manifestations. Les étudiants ont ensuite disparu sans laisser de trace.

Tollé international

Cette affaire avait provoqué un tollé international et déclenché des manifestations parfois violentes dans le pays, deux ans après l'élection du président Enrique Peña Nieto.

Selon la version officielle, les policiers d'Iguala ont enlevé les étudiants, puis les ont livrés à des membres d'un cartel de drogue. Ces derniers les auraient assassinés puis incinérés dans une décharge à Cocula, avant de disperser leurs restes dans une rivière.

Mais cette version a été contestée le mois dernier par des enquêteurs indépendants de la commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH). Eux ont affirmé qu'il n'y avait pas de preuves d'une incinération d'une telle ampleur dans ce lieu.

Dans leur rapport final, ces experts ont également accusé le gouvernement mexicain d'avoir entravé l'enquête sur la disparition des 43 étudiants mexicains et ont dénoncé plusieurs cas de torture sur des suspects.

ATS