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Des ouvriers polonais ont débrayé sur un chantier du groupe Frutiger dans le canton de Lucerne. A l'appel d'Unia, ils dénonçaient des salaires de 1200 à 1600 francs mensuels, au lieu des 4800 francs en vigueur dans la branche.

Ces pratiques ont duré "plusieurs mois", révèle mardi dans un communiqué le syndicat, qui juge le cas "très grave". Ces onze travailleurs étaient employés comme plâtriers sur le chantier Hofstetterfeld 9 à Sursee, où devraient voir le jour d'ici une année trois immeubles de 58 appartements.

Ils oeuvraient avec un statut de pseudo indépendants via un système raffiné de sous-traitance.

Mais le groupe bernois de construction ne pouvait ignorer ces abus, selon Unia. En mai, les autorités lucernoises avaient constaté des infractions et ces dernières semaines, c'était au tour de la police d'effectuer des contrôles après que la situation s'est envenimée.

Travaux suspendus

L'entreprise, sise à Thoune, indique de son côté être en discussions avec le syndicat pour faire la lumière sur ces reproches. Son chef des finances, Hans Amport, assure à l'ats n'être au courant de l'affaire que depuis lundi.

Le sous-traitant s'est engagé par écrit à respecter les dispositions prévues par la convention nationale de travail, ajoute Hans Amport. Celle-ci prévoit notamment que lorsque le sous-traitant sous-traite lui-même des travaux, il est tenu d'en informer le maître d'oeuvre, soit la firme principale mandatée pour le chantier.

Ouvriers et syndicat exigent que Frutiger s'engage à corriger les abus et garantisse le versement des arriérés de salaires. Les travaux de plâtrerie suspendus mardi matin ne reprendront qu'à ces conditions.

ATS