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Des parlementaires des deux Corées se sont rencontrés à Genève

Genève a accueilli une discussion informelle entre parlementaires des deux Corées avant un possible sommet inter-coréen (archives).

KEYSTONE/AP/DAVID GUTTENFELDER

(sda-ats)

Des parlementaires des deux Corées se sont rencontrés et ont bu du vin blanc suisse à Genève. Si aucune décision n'a été prise, le souhait de collaborer est "authentique", a affirmé mercredi le secrétaire général de l'Union interparlementaire (UIP) Martin Chungong.

Parmi les personnes qui ont participé à cette discussion informelle mardi en sa présence, figuraient les chefs de ces deux délégations à la 138e Assemblée interparlementaire, la réunion des Parlements mondiaux. Le vice-président de l'Assemblée populaire suprême nord-coréenne Ri Jong Hyok et le député sud-coréen Chin Young ont levé leur verre à l'invitation de M. Chungong.

La précédente rencontre avait eu lieu il y a un an au Bangladesh. "Nous poussons pour des rencontres plus formelles", y compris en dehors du cadre de l'UIP, a dit devant la presse le secrétaire général, au terme des cinq jours de l'Assemblée. Comme les Etats-Unis ne sont pas membres de l'organisation, aucune discussion n'a eu lieu avec des parlementaires américains.

Dans son discours lundi devant l'Assemblée, Ri Jong Hyok avait appelé les Etats-Unis à une "attitude sérieuse" et à mettre un terme à ses mesures de contrainte sur la Corée du Nord. Le dialogue doit se poursuivre pour voir comment les parlements des deux Corées peuvent contribuer aux discussions politiques pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, selon M. Chungong.

Cambodge et trois Etats

Un sommet inter-coréen est attendu en avril. Et une rencontre entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait avoir lieu ensuite. Genève est mentionnée parmi les sites possibles pour cette discussion.

Parmi les autres questions abordées à l'Assemblée, le comité des droits de l'homme de l'UIP a décidé de l'envoi d'une mission d'établissement des faits en Turquie. Trente-deux parlementaires de ce pays font face à des accusations de crimes et de terrorisme. Certains, dont une dizaine en détention, sont visés par plus de 600 charges.

La présidente de l'UIP, la sénatrice mexicaine Gabriela Cuevas Barron, souhaite aussi une visite prochainement en Syrie. Prévue il y a un mois, celle-ci n'a pas encore eu lieu, a-t-elle expliqué. L'organisation est prête à assister le parlement syrien pour une prochaine Constitution, a dit de son côté M. Chungong.

Outre la Turquie, le comité de l'UIP s'est aussi penché sur trois autres pays où les parlementaires sont particulièrement en difficulté. Au Cambodge, il appelle à rétablir dans leurs fonctions plus de 50 membres de l'opposition, interdits de mandat politique depuis novembre dernier après la dissolution de leur parti.

Une mission de l'UIP s'est rendue il y a quelques semaines aux Maldives où un état d'urgence controversé a été observé jusqu'à jeudi dernier. Elle demande le rétablissement de 12 parlementaires et des garanties sur des procès équitables pour ceux qui sont poursuivis. L'organisation est prête à contribuer comme médiateur pour résoudre la crise politique, a précisé M. Chungong.

Quelque 1500 participants

Sur le Venezuela, dont des opposants ont participé à l'Assemblée interparlementaire, le comité a discuté des violations "crédibles et graves" des droits de l'homme de près de 60 parlementaires. Il demande aux autorités de mettre un terme à ces violences et de poursuivre les responsables.

M. Chungong ne redoute pas des mesures contre les opposants qui ont participé à l'Assemblée, sans toutefois les exclure. Le gouvernement n'est pas encore allé jusqu'à des "arrestations systématiques" de parlementaires, selon lui.

Au total, le comité a discuté de la situation de plus de 200 parlementaires de ces pays. De leur côté, quelque 1500 participants de près de 150 pays, dont la moitié de parlementaires, étaient réunis à l'Assemblée. A noter que le président du Conseil national et la présidente du Conseil des Etats n'étaient pas présents parmi les personnalités suisses.

Dans leurs décisions, les parlementaires ont notamment rejeté les mesures annoncées par le président américain Donald Trump sur le Proche-Orient. Ils souhaitent aussi participer aux négociations sur les Pactes mondiaux sur les migrants, pilotées notamment par la Suisse, et sur les réfugiés.

"Nous sommes ceux qui devront voter les lois, attribuer les ressources", a dit la présidente de l'UIP. Parmi les migrants ou les réfugiés, une centaine de parlementaires ont dû fuir leur pays, selon les estimations de M. Chungong.

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