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La satisfaction des représentants du monde agricole vis-à-vis des mesures d'accompagnement prévues dans la 3e correction du Rhône n'est pas partagée par tous les paysans. Certains se sont sentis "trahis".

Fin mars, le gouvernement valaisan et les représentants du monde agricole ont informé la presse sur les mesures d'accompagnement prévues dans la 3e correction du Rhône. Les deux parties ont trouvé un terrain d'entente: "Nous étions face à face il y a une année, aujourd'hui nous sommes côte à côte", avait déclaré Willy Giroud, président de la chambre valaisanne d'agriculture.

Un avis que ne partage pas l'Association de défense du sol agricole (ADSA) - depuis toujours opposée à l'élargissement du Rhône - et des syndicats agricoles du Valais romand. "La base paysanne ressent un fort sentiment de trahison et d'abandon de la part des organes dirigeants des organisations faîtières de notre secteur", écrivent-ils jeudi dans un communiqué.

Selon eux, "une rupture de confiance définitive s'est produite". C'est pourquoi ils en appellent à la démission de leurs deux représentants au sein du comité de pilotage de R3.

L'ADSA et les syndicats estiment que les 200 millions de francs prévus dans la 3e correction du Rhône pour des mesures de compensation agricole "ne sont pas un cadeau pour l'agriculture". Ils exigent un "redimensionnement du projet", avec une emprise sur les sols agricoles ramenée de 300 à moins de 100 hectares.

ATS