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Les hooligans ne sont pas les seuls à être mis au pilori sur Internet pour être retrouvés. Le phénomène se produit aussi dans l'autre sens: des images d'interventions policières qui sont mises en ligne. Un phénomène qui inquiète la police cantonale bernoise.

Ces derniers temps, plusieurs photos de policiers, certains en civil, ont ainsi été publiées par des activistes. Elles étaient parfois accompagnées d'un appel à la violence contre les agents, a indiqué jeudi Michael Fichter, porte-parole de la police cantonale bernoise, confirmant une information de "20 Minuten" et de la "Berner Zeitung". "Nous le condamnons vigoureusement", a-t-il dit.

Ce phénomène est de plus en plus fréquent, selon M. Fichter. Il est lié aux progrès techniques, qui permettent de mettre rapidement et sans grands frais sur la Toile des photos de bonne qualité prises avec un téléphone portable. Les policiers ont l'habitude d'être exposés et sont sensibilisés à cette problématique durant leur formation.

Photographier des agents est légal, "pour autant que les prises soient effectuées sur le domaine public et que les droits de la personnalité ne soient pas violés". L'intervention de la police ne doit en outre pas être perturbée, précise le porte-parole.

Pas de plainte en justice

Pour l'instant, la police cantonale bernoise n'a pas entrepris d'action en justice, mais elle examine chaque cas individuellement, assure M. Fichter. Le problème, c'est qu'après une publication sur Internet, le mal est déjà fait. Cela peut mettre des agents en situation délicate, en particulier ceux qui ont une famille, et empêcher certains engagements qui étaient prévus.

Le problème ne touche pas que la police bernoise. Celles de Zurich et de Bâle y ont aussi été confrontées, ont indiqué leurs porte-parole respectifs.

ATS