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Au moins 400 réfugiés ont quitté le camp improvisé d'Idomeni à la frontière gréco-macédonienne à bord de neuf autocars. Ils devaient être transférés dans les centres d'accueil avoisinants du nord de la Grèce, après les incidents violents du week-end.

Liene Veide, responsable du Haut-commissariat des réfugiés (HCR) à Idomeni a confirmé que de plus en plus de réfugiés "souhaitaient quitter Idomeni". "Les réfugiés ne se sentent ni à l'aise ni en sécurité après ces récents incidents. C'est pourquoi il faut ouvrir le plus tôt possible de nouveaux camps", a-t-elle souligné.

Dimanche, environ 260 réfugiés ont été blessés par des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc tirés par des policiers macédoniens quand un groupe de migrants a tenté de forcer la frontière. Plus de 11'000 personnes vivent dans le camps d'Idomeni, dans des conditions misérables.

Le gouvernement grec a vivement dénoncé l'usage de la force par la Macédoine. Skopie de son côté a nié l'utilisation de balles en caoutchouc et a renvoyé la responsabilité aux autorités grecques. Depuis lundi, des contrôles par des policiers grecs ont d'ailleurs été renforcés près du camp.

Evacuer le Pirée

Olga Gerovassili, porte-parole du gouvernement grec, a réitéré mardi que "la priorité actuellement était d'évacuer Idomeni et le Pirée (port d'Athènes) d'ici la Pâques orthodoxe", fin avril. Environ 1050 migrants campant depuis plusieurs semaines devant des terminus du Pirée ont accepté lundi d'être transférés dans le camp avoisinant de Skaramangas, selon une source gouvernementale.

Cependant, 3800 personnes séjournaient toujours dans le port mardi. "La capacité actuelle de Skaramangas est de 800 places, mais le but est d'atteindre 3500 places et nous oeuvrons intensivement pour y arriver le plus tôt possible", a indiqué cette source.

Jusqu'aux incidents de dimanche, le gouvernement peinait à convaincre les réfugiés de quitter Idomeni et Le Pirée. Ils craignent leur enfermement dans les centres d'accueil ou un renvoi vers leurs pays respectifs.

Relations exécrables

La Grèce et la Macédoine entretiennent des relations exécrables depuis la proclamation en 1991 de l'indépendance de cette petite république issue de l'ex-Yougoslavie. Athènes lui dénie l'usage du nom de Macédoine, qui ne peut à ses yeux que désigner la région homonyme du nord de la Grèce.

Ses responsables n'évoquent que "Skopje" ou l'acronyme officiel onusien d'ARYM (Ancienne république yougoslave de Macédoine - FYROM en anglais). La crise des migrants à la frontière a ravivé ces vieilles tensions.

Des milliers de migrants sont entassés à la frontière depuis sa fermeture totale début mars. La Grèce indiquait lundi compter 53'000 migrants et réfugiés sur l'ensemble de son territoire.

ATS