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Les syndicalistes sont partis de la Place des Nations pour exiger la fin du commerce de l'amiante.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

"Mettez un terme au commerce de l'amiante". Une centaine de syndicalistes du monde entier ont demandé vendredi matin à Genève aux Etats d'ajouter cette substance à la liste de celles qui ont besoin d'un accord préalable du pays importateur.

Les Etats parties aux trois Conventions de Rotterdam, de Stockholm et de Bâle sur les produits chimiques ou les déchets dangereux sont réunis depuis lundi pendant deux semaines à Genève. La partie ministérielle aura lieu jeudi et vendredi prochains.

L'ajout de l'amiante chrysotile à l'Annexe III de la Convention de Rotterdam a toujours été bloqué par les pays exportateurs comme la Russie ou le Kazakhstan. Contrairement aux deux autres accords, cette Convention prévoit un droit de veto pour chaque Etat membre.

Un groupe de douze pays africains souhaite modifier ce dispositif. Il propose de valider un ajout en cas de soutien de trois quarts des votants.

Deux millions de tonnes

Une mesure saluée par les manifestants réunis par trois syndicats mondiaux, qui sont partis de la Place des Nations pour venir faire entendre leurs revendications devant le site où sont réunis les Etats. Des travailleurs "meurent encore aujourd'hui de l'amiante" et d'autres font face à des pathologies, a indiqué à l'ats un syndicaliste australien.

Malgré une interdiction d'importation dans son pays, ces substances arrivent toujours sur le territoire australien. Les autorités doivent lutter contre ce problème "plutôt que contre les réfugiés", estime le syndicaliste. Et d'ajouter que le fonds d'indemnisation décidé dans son pays n'est pas suffisamment alimenté.

Quelque deux millions de tonnes d'amiante sont toujours extraites chaque année, dont la majorité est vendue dans les pays en développement, fait remarquer le syndicat industriALL. L'amiante chrysotile doit être interdite, selon les syndicats.

ATS

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