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Des trafiquants vendent des reptiles menacés sur Facebook

Plus de la moitié des espèces concernées sont protégées au niveau international et par la loi philippine sur la faune sauvage.

KEYSTONE/EPA/MELYN R. ACOSTA

(sda-ats)

Facebook est devenu le premier site pour le trafic d'animaux sauvages aux Philippines. Des milliers de crocodiles, tortues, serpents et lézards menacés y ont été vendus illégalement en tout juste trois mois, accuse une ONG dans un rapport publié vendredi.

Traffic (Wildlife Trade Monitoring Network), ONG de surveillance de la faune sauvage, déclare que Facebook n'en fait pas assez pour lutter contre le fléau.

Entre les seuls mois de juin et août 2016, plus de 5000 reptiles appartenant à 115 espèces différentes ont été mis en vente dans 90 groupes Facebook de discussion.

Surveillance insuffisante

"Facebook est la plate-forme de choix des braconniers aux Philippines à cause de sa popularité et de l'insuffisance de ses systèmes de surveillance internes", dit le rapport.

"L'ampleur du trafic en ligne d'animaux sauvages dépasse tout simplement l'entendement", a commenté Serene Chng, chargée de l'Asie du Sud-Est de l'organisation. "Ce petit instantané montre comment les réseaux sociaux sont le nouvel épicentre du trafic de la faune sauvage".

Via Facebook Messenger

Les groupes de discussions étudiés par l'ONG dans lesquels étaient proposés des reptiles vivants avaient plus de 350'000 membres au début de l'étude. La plupart des transactions étaient réalisées via le service Facebook Messenger, ajoute l'organisation, qui dit que le trafic continue malgré des opérations régulières des autorités.

Plus de la moitié des espèces concernées sont protégées au niveau international et par la loi philippine sur la faune sauvage, qui prévoit amendes et peines de prison pour les trafiquants.

Des tortues rayonnées, des tortues de Hamilton ou des boas de Duméril en faisaient partie, de même que des crocodiles et tortues des forêts des Philippines en danger critique.

Facebook affirme y travailler

Dans un communiqué, le service communication de Facebook a expliqué que le réseau ne tolérait pas ce genre de trafic, ajoutant qu'il travaillait avec l'ONG pour éradiquer le problème.

"Facebook ne permet pas la vente et le trafic d'animaux en danger et n'hésitera pas à effacer tout matériel qui violerait les normes de notre communauté lorsqu'il nous est signalé".

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