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La Confédération est à son tour touchée par le travail au noir. Un cas a été mis au jour sur le chantier du centre de recherche et d'archivage de la Cinémathèque à Penthaz (VD). Même s'il s'agit d'un emploi chez un sous-traitant de la sous-traitance, selon une enquête de la TSR, Berne veut réagir.

Porte-parole de l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL), Isabelle von Erlach a confirmé dimanche à l'ats l'information du 19:30 de la TSR. "C'est la première fois que l'OFCL est confronté à une affaire de travail au noir. Nous sommes outrés que malgré tous nos efforts de telles infractions soient possibles", a-t-elle déclaré.

Et la porte-parole d'ajouter qu'"à l'annonce de telles infractions, nous mandatons immédiatement notre service juridique de prendre toutes les mesures appropriées afin que les entreprises fautives nous rendent des comptes. En cas de non respect des devoirs, l'entrepreneur doit s'acquitter d'une peine contractuelle envers le maître d'ouvrage".

Selon l'enquête de la TSR, l'Inspectorat vaudois des chantiers a constaté ces fraudes sur le chantier de construction du nouveau centre de recherche et d'archivage de la Cinémathèque à Penthaz en mai dernier. Un rapport a aussitôt été transmis à l'OFCL, responsable de l'ouvrage financé par la Confédération à hauteur de près de 70 millions de francs.

Sous-traitances

Le cas d'un des quatre ouvriers d'une société de ferraillage, mandatée par une entreprise elle-même mandatée par l'entreprise générale chargée des travaux pour le compte de la Confédération est en cause, précise l'enquête citée par la TSR.

Pour éviter le travail au noir avant le choix d'un marché public, l'Etat de Vaud contrôle avec patronat et syndicat le nom de toutes les entreprises présentes afin de détecter d'éventuels moutons noirs. Une suggestion adressée à la Confédération sur la TSR par le conseiller d'Etat François Marthaler. Dans le cas de la Cinémathèque, l'entreprise en cause s'était déjà fait remarquer par les autorités de contrôle vaudoises.

ATS