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Environ un demi-million de Vénézuéliens ont quitté leur pays pour le Pérou.

KEYSTONE/AP/MARTIN MEJIA

(sda-ats)

Un total de 97 Vénézuéliens ont décidé de retourner chez eux dans un avion envoyé lundi par le gouvernement de Nicolas Maduro. Ils sont un demi-million à être arrivé au Pérou après avoir fui la crise économique au Venezuela.

Ce groupe de Vénézuéliens, dont 22 enfants et quatre femmes enceintes, bénéficie du plan gouvernemental vénézuélien "Retour à la patrie", a déclaré à l'AFP l'un d'entre eux, Miguel Materano, 42 ans. "Je vais chercher un travail là-bas (au Venezuela), le gouvernement a promis qu'il allait nous aider", a-t-il ajouté.

L'avion, appartenant à la compagnie d'Etat vénézuélienne Conviasa, devait décoller après 18h00 heure locale (23h00 GMT) de l'aéroport international de Lima, pour un vol de cinq heures jusqu'à Caracas, la capitale du Venezuela.

"Je n'ai pas le moindre doute que ce vol (...) fait partie d'une manoeuvre politique dirigée par Nicolas Maduro lui-même, qui cherche uniquement à discréditer la diaspora vénézuélienne au Pérou", a déclaré à l'AFP Oscar Perez, qui dirige un groupe de Vénézuéliens à Lima.

Statut de réfugié

Plus de 400'200 Vénézuéliens ont fui leur pays pour le Pérou à cause de la crise économique dévastatrice, selon le haut responsable péruvien chargé des migrations, Eduardo Sevilla. En 2016, seuls 6615 Vénézuéliens résidaient au Pérou, selon des chiffres officiels.

Face à cet afflux massif, Lima a décidé samedi d'exiger leurs passeports, autorisant toutefois l'entrée des femmes enceintes, des personnes de plus de 70 ans, et d'enfants venus rejoindre leurs parents, à condition qu'ils demandent le statut de réfugié dès leur arrivée.

La demande du statut de réfugié permet aux Vénézuéliens de rester légalement au Pérou et d'y exercer un emploi, en attendant une solution définitive à leur situation.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), sur les 2,3 millions de Vénézuéliens (7% de la population totale) vivant à l'étranger, plus de 1,6 million ont fui leur pays depuis 2015.

Nonante pour cent d'entre eux se sont réfugiés dans des pays de la région.

"Ancrage" de la monnaie au petro

Dans le domaine économique, le Venezuela a ordonné lundi aux banques d'adopter comme "unité de compte" le petro, la cryptomonnaie vénézuélienne avec laquelle le gouvernement entend contourner le manque de liquidités et les sanctions financières des Etats-Unis.

Les banques publiques et privées doivent désormais fournir leurs informations en bolivars (la monnaie nationale) et en petro, selon une résolution de la Surintendance des institutions du secteur bancaire (Sudeban).

La mesure fait partie d'un "plan de relance" lancé par le président Nicolas Maduro dont le pays est confronté depuis cinq ans à une grave crise économique. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une inflation de 1'000'000% pour 2018.

C'est la première fois qu'un pays adosse sa monnaie sur une cryptomonnaie. Les prix et les salaires seront fixés dans ces deux monnaies. Chaque petro, selon le dirigeant socialiste, équivaut à environ 60 dollars, sur la base du prix du baril de pétrole vénézuélien, soit 3600 bolivars souverains.

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ATS