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La "super-commission" chargée de réduire la dette des Etats-Unis a annoncé lundi ne pas être parvenue à un accord entre gauche et droite, après trois mois d'efforts. Cet échec adresse un signal négatif aux marchés financiers au moment où l'Europe se débat aussi avec son endettement.

Le président américain Barack Obama a rejeté sur les républicains la faute de l'échec des travaux de la commission du Congrès, estimant que trop d'entre eux "refusent d'entendre les voix de la raison et du compromis".

"Malgré notre incapacité à résoudre les divergences significatives au sein de la commission, nous mettons un terme à ce processus en étant unis dans la conviction que la crise de la dette dans laquelle notre pays est plongé doit être résolue et qu'on ne peut pas attendre la prochaine génération pour que cela soit fait", ont indiqué la sénatrice démocrate Patty Murray et le représentant républicain Jeb Hensarling.

Maintenir la pression

Les douze membres de cette commission mixte - six républicains et autant de démocrates - étaient chargés de réduire le déficit de 1200 milliards de dollars et avaient jusqu'à mercredi minuit pour adresser leurs recommandations. L'endettement américain a dépassé les 15'000 milliards.

Intervenant quelques minutes après le constat d'échec de la commission, M. Obama, tout en assurant que les Etats-Unis ne risquaient pas un défaut de paiement, s'est dit déterminé à maintenir la pression sur les élus et a menacé d'opposer son veto à toute tentative du Congrès d'atténuer les réductions budgétaires qui doivent désormais automatiquement entrer en vigueur.

Faute d'accord, la loi prévoit la mise en oeuvre automatique, à partir de 2013, de réductions des dépenses à hauteur de 1200 milliards sur dix ans, réparties à part égale entre la défense et les programmes sociaux.

ATS