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Le Liban a observé vendredi une journée de deuil au lendemain d'un attentat du groupe Etat islamique (EI) dans un fief du Hezbollah. Cette attaque, qui a fait 44 morts, est l'une des plus meurtrières depuis la fin de la guerre civile.

Le bilan s'est alourdi à 44 morts, a-t-on appris de sources médicales. L'attaque de jeudi a également fait 239 blessés, selon la Croix-Rouge libanaise, dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du puissant mouvement armé du Hezbollah.

Les funérailles de plusieurs victimes ont eu lieu à Beyrouth. Leurs cercueils étaient drapés aux couleurs du Hezbollah ou de la milice chiite Amal. Le Premier ministre Tammam Salam a présidé une réunion d'urgence avec son cabinet de sécurité et les chefs de l'armée.

Le ministre de la Défense, Samir Moqbel, a déclaré que les forces armées étaient en alerte renforcée sur tout le territoire. Elles tentent de maintenir le calme relatif qui prévaut dans le pays malgré les tensions intercommunautaires avivées par la guerre civile à ses portes, en Syrie.

"Inacceptable"

Les chaînes de télévision locales ont consacré leurs éditions matinales à ces attaques commises dans une zone résidentielle et commerçante de la capitale libanaise. Al Akhbar, titre proche du Hezbollah, a affirmé qu'il n'était "pas question de battre en retraite".

"Inacceptable", clame en une le quotidien L'Orient Le Jour. Le journal Al Diyyar publie pour sa part des photos des corps démembrés des kamikazes.

L'organisation chiite a promis "une longue guerre" à ses ennemis. Le Hezbollah chiite combat au côté du régime de Bachar al-Assad les rebelles et les djihadistes, dont le groupe extrémiste sunnite EI en Syrie voisine.

Ceintures explosives

Selon l'armée libanaise, deux kamikazes ont successivement fait détoner leurs ceintures explosives. Un troisième "terroriste", qui n'a pu faire exploser sa ceinture, a été retrouvé mort.

Mais l'EI, tout en parlant de deux attaques, a fait état d'un seul kamikaze dans un communiqué. "Des soldats du califat ont réussi à faire exploser une motocyclette piégée contre un rassemblement de 'rafida'", terme péjoratif désignant les chiites, puis "un de nos combattants a fait détoner sa ceinture explosive au milieu du groupe".

L'EI avait pour la première fois revendiqué en janvier 2014 un attentat contre un fief du Hezbollah au Liban qui avait fait quatre morts. Mais l'attaque de jeudi est la plus sanglante contre un fief du mouvement chiite depuis son implication début 2013 dans le conflit syrien.

Nombreuses réactions

Cette attaque a été condamnée par les Etats-Unis, la France et l'ONU. Le président français François Hollande a exprimé son "effroi" et son "indignation", dénonçant un "acte abject". Washington a dénoncé des "actes terroristes horribles".

Et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a parlé "d'acte méprisable". Il a appelé les Libanais à "continuer de travailler à préserver la sécurité et la stabilité" du pays.

En soirée, le Conseil de sécurité de l'ONU a réaffirmé son soutien à la stabilité du Liban. Dans une déclaration unanime, les 15 membres du Conseil "condamnent le plus fermement possible" cet attentat, revendiqué par l'EI et font part de leur "profonde sympathie" aux proches des victimes et au gouvernement libanais.

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ATS