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La ministre des armées Florence Parly a refusé de dire pour quelle puissance étrangère les trois personnes mises en examen avaient agi.

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Deux ex-espions français soupçonnés d'intelligence avec les services secrets chinois ont été inculpés et écroués. Ils ont pu livrer des informations mettant "en cause la sécurité de l'Etat", selon la ministre des armées.

Révélée par des informations de presse jeudi soir, l'information a été confirmée partiellement dans la nuit par le ministère des Armées et des sources judiciaires françaises. Les autorités françaises restent évasives sur l'ampleur et la portée de l'éventuelle trahison.

"Deux agents français (...) et probablement un des conjoints de ces agents ont été accusés de faits graves susceptibles d'être qualifiés de faits de trahison pour avoir été suspectés de livrer des informations à une puissance étrangère", a déclaré vendredi sur la télé CNews la ministre des Armées Florence Parly.

Ces deux agents, qui ont été mis à la retraite, travaillaient pour la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE, le service d'espionnage français, qui dépend du ministère de la Défense.

Les trois personnes ont été mises en examen (inculpés) le 22 décembre. Deux d'entre elles sont depuis en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire.

Pas de confirmation d'un 4e suspect

L'émission Quotidien de la chaîne TMC et le quotidien Le Monde parlent de quatre personnes soupçonnées d'avoir été recrutées par les autorités chinoises afin d'espionner le renseignement extérieur français pour le compte de Pékin, mais aucune source n'a pour l'instant confirmé l'existence d'un quatrième mis en cause.

Aucune source officielle n'a confirmé qu'ils sont accusés d'avoir travaillé pour Pékin, mais l'information a été confirmée à l'AFP par une source proche du dossier.

Partenaire économique important

Interrogé sur une éventuelle réaction officielle de la France auprès des diplomates chinois en poste à Paris, le ministère des Affaires étrangères n'a pas immédiatement réagi, illustrant la réticence de Paris à s'exprimer sur l'affaire.

Ces dossiers sont généralement réglés dans la discrétion, Pékin étant un partenaire économique et diplomatique important pour la France. "C'est la justice qui jugera le moment venu ce qu'elle a à communiquer", a déclaré Mme Parly.

Pékin "pas au courant"

Interrogé à Pékin, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang, a répondu : "nous ne sommes pas au courant".

Selon une source proche du dossier, la justice a demandé la déclassification de documents émanant de la DGSE du 6 juillet 2016 au 19 avril 2017, laissant entendre que les soupçons porteraient au moins sur cette période.

L'un des agents soupçonnés était en poste à Pékin, affirme Quotidien, sans donner d'éléments sur les fonctions des autres mis en cause. La ministre n'a pas confirmé cette information.

La DGSE aurait détecté la fuite

L'affaire a été jugée suffisamment grave pour enclencher une procédure judiciaire.

Deux des trois suspects sont poursuivis pour "livraison à une puissance étrangère d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" et "compromission du secret de la Défense nationale", a précisé la source judiciaire. "L'un d'eux a également été mis en examen du chef de provocation directe au crime de trahison", a-t-elle ajouté.

La troisième personne - vraisemblablement l'épouse - a été mise en examen pour "recel des crimes et délits de trahison" et placée sous contrôle judiciaire, selon la même source.

Selon le ministère de la Défense, c'est la DGSE elle même qui a détecté la fuite, elle a "porté à sa propre initiative ces faits à la connaissance du procureur de Paris".

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ATS