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Le procès a aidé à dessiner les contours d'un réseau, où chacun avait son rôle. Un homme sous-louait son logement pour la prostitution, certains livraient aux filles la nourriture, les préservatifs et les lubrifiants. D'autres les amenaient à leurs rendez-vous (image symbolique).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Douze hommes ont été condamnés mardi à Paris à des peines allant de six mois avec sursis à trois ans et demi de prison ferme pour avoir prostitué une vingtaine de jeunes filles en région parisienne en 2015 et 2016. La plupart d'entre elles étaient mineures.

Âgés de 22 et 23 ans pour la majorité d'entre eux, ces hommes étaient jugés depuis le 25 juin pour "proxénétisme aggravé". Ils encouraient dix ans de prison. Lundi, le parquet avait requis des peines allant de 8 mois à 7 ans de prison ferme à leur encontre.

Ils recrutaient des filles sur les réseaux sociaux, dans des bars ou même dans la rue, leur proposant de "gagner beaucoup d'argent en donnant du plaisir à des hommes".

Au total, 24 victimes ont été identifiées par les enquêteurs, dont 17 mineures, la plus jeune ayant 14 ans. Elles ont cependant été les grandes absentes de ce procès, aucune n'étant venue témoigner.

"En détresse"

Ce procès était, selon le procureur Barthélémy Hennuyer, celui d'un "fléau", le "proxénétisme des cités".

Toutes les victimes étaient, au moins dans un premier temps, consentantes. "Mais quand on a 15, 16, 17 ans, c'est quoi le consentement?", a demandé lundi le procureur. "Elles n'avaient aucune idée du piège qui se refermait sur elles".

"Un des points communs entre ces jeunes filles, c'est qu'elles sont en détresse. Elles sont en rupture, parfois en fugue", avait expliqué la présidente du tribunal au début du procès.

Excuses aux victimes

Le procès a aidé à dessiner les contours d'un réseau, où chacun avait son rôle. Un homme sous-louait son logement pour la prostitution, un autre, surnommé "l'informaticien", rédigeait et envoyait les petites annonces, certains cherchaient des appartements pour les prostituées et leurs clients. D'autres livraient aux filles la nourriture, les préservatifs et les lubrifiants. D'autres encore les amenaient à leurs rendez-vous, leur achetaient des sous-vêtements...

Au dernier jour du procès, la plupart d'entre eux ont présenté leurs excuses aux victimes et à leur famille.

Des condamnations à plus de 45'000 euros (52'000 francs) ont par ailleurs été prononcées en faveur des parties civiles: des associations luttant contre le proxénétisme et la prostitution des enfants et deux des victimes au titre du préjudice moral.

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ATS