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Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène et de plomb de chasse pour disperser les manifestants réunis jeudi dans différents endroits du Venezuela pour protester contre le projet de leur président Nicolas Maduro.

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Deux jeunes hommes ont été tués jeudi au Venezuela lors de manifestations. Celles-ci étaient organisées dans le cadre de la grève générale lancée à l'appel de l'opposition contre le projet du président vénézuélien Nicolas Maduro de modifier la Constitution.

Les deux manifestants tués, âgés l'un de 24 ans et l'autre de 23 ans, participaient respectivement à des rassemblements à Los Tuques, une banlieue de Caracas, et à Valencia, dans le nord du Venezuela, a déclaré le Parquet. Aucune indication concernant les responsables de ces décès n'a été donnée.

Le manifestant qui a péri à Los Tuques a été tué par balle, a précisé le Parquet. Une dizaine d'autres personnes ont été blessées au cours de ces affrontements.

Ces deux décès portent à 99 le nombre de personnes tuées en près de quatre mois de manifestations de l'opposition contre M. Maduro.

Dans plusieurs quartiers de Caracas et d'autres villes comme Maracaibo, dans l'ouest du pays, les rues étaient bloquées par des barricades depuis le matin en raison de la grève générale. Des affrontements avec la police ont éclaté à divers endroits, notamment dans les banlieues de l'est et l'ouest de la capitale ainsi que dans les Etats de Zulia (nord-est), Aragua (centre) et à Isla Margarita, a constaté l'AFP.

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène et de plomb de chasse pour disperser les manifestants. A Los Ruices, à l'est de Caracas, les manifestants se sont affrontés à coups de pierres avec les employés de la télévision publique VTV.

Dénonciation

Jeudi également, un haut responsable au sein de la mission vénézuélienne aux Nations unies a annoncé sa démission, pour dénoncer "la répression violente et agressive" menée, selon lui, par la "dictature" du président Nicolas Maduro contre son peuple.

Dans un entretien vidéo filmé dans les locaux des Nations unies et transmis à l'AFP, Isaias Media indique qu'il renonce à ses fonctions de ministre conseiller de la mission vénézuélienne, qu'il occupait depuis deux ans.

"Je voudrais demander au gouvernement de mettre un terme aux tueries" et à "la violation des droits de l'homme", explique-t-il dans le même document en référence aux répressions qui ont frappé les manifestations quotidiennes anti-gouvernementales au Venezuela.

"L'heure du changement est venue", exhorte le diplomate, dans la vidéo qui semble avoir été tournée il y a plusieurs semaines, car il évoque le chiffre de 70 victimes tombées lors des manifestations, alors que le bilan a sensiblement augmenté depuis.

Condamnation

Quelques heures après la mise en ligne de cet entretien par un groupe se présentant comme OMB News Production, la mission vénézuélienne auprès des Nations unies a indiqué qu'Isaias Medina avait été limogé. "Je condamne la conduite d'Isaias Medina", a déclaré l'ambassadeur vénézuélien auprès des Nations unies, Rafael Ramirez, sur son compte Twitter. M. Medina n'a pas pu être joint par l'AFP pour commenter l'information de son départ.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Samuel Moncada, doit rencontrer vendredi à New York le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres après que l'administration américaine a menacé le Venezuela de nouvelles sanctions.

ATS