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Ces marches sont organisées à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif d'intellectuels proche de l'Église catholique qui demande à M. Kabila de dire publiquement qu'il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018 (archives).

KEYSTONE/EPA/ROBERT CARRUBBA

(sda-ats)

Les forces de sécurité de la RDC ont tué dimanche au moins deux manifestants lors de marches organisées par l'Eglise contre le président Joseph Kabila, ont fait savoir les Nations unies. La police estime elle avoir tenu son objectif de "zéro mort".

Pour la troisième fois en deux mois, les fidèles ont persisté à vouloir défiler contre la "dictature" de Joseph Kabila à la sortie de la messe. Mais ils se sont heurtés aux forces de l'ordre.

Une personne a été tuée dans la capitale Kinshasa et une autre à Mbandaka, a indiqué Leila Zerrougui, qui dirige la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC). Elle a également fait état de 47 blessés et de plus de 100 arrestations à travers le pays.

Mme Zerrougui a appelé les autorités congolaises à mener une enquête crédible sur les incidents de dimanche et à sanctionner les responsables de ces violences. Le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police nationale, a déclaré à la radio-télévision nationale RTNC qu'il n'y avait pas eu de morts et que seules trois personnes avaient été blessées dans les violences de dimanche.

Gaz lacrymogène et balles réelles

A Kisangani, grande ville du nord-est du pays, des centaines de fidèles qui sortaient de la messe ont commencé à marcher avant d'être dispersés par les forces de sécurité. Celles-ci ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles, blessant deux personnes, selon un correspondant de l'AFP.

Dans plusieurs villes, les marches ont été étouffées par les forces de sécurité qui se sont déployées massivement devant toutes les églises catholiques. C'est le cas à Kikwit (sud-ouest), à Goma (est), tandis qu'à Bukavu (est) toute tentative d'attroupement a été systématiquement dispersée à coups de gaz lacrymogène.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays dans le sud-est, des jeunes ont brûlé des pneus dans les rues avant d'être dispersés par la police anti-émeute.

Ces marches sont organisées à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC). Ce collectif d'intellectuels proche de l'Église catholique demande à M. Kabila de dire publiquement qu'il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018. Le CLC a reçu dimanche le soutien de 85 intellectuels francophones.

Distribution de billets de 100 dollars

En fin d'après-midi, le calme était revenu à Kinshasa, où les barrages de police ont été levés et que la présence policière et militaire se faisait discrète. Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala a fait la ronde de quelques quartiers de la capitale, distribuant des billets de 100 dollars aux habitants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'accès à internet a été rétabli en début de soirée, après dix heures de coupure dans tout le pays. Une coupure intervenue au moment de la sortie de la messe. Les échanges SMS et le système de messagerie WhatsApp ont également repris, alors que le réseau 3G se redéployait.

Vendredi, l'Union européenne, la Suisse et le Canada avaient rappelé dans un communiqué conjoint "l'importance du respect des libertés fondamentales, en particulier de la liberté de manifester et de la liberté de culte".

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ATS