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William Ruto (photo) et sa famille ne se trouvaient pas chez eux lors de l'attaque (archives).

KEYSTONE/AP/RICHARD DREW

(sda-ats)

Au moins un policier et un assaillant ont été tués dans l'attaque de la résidence du vice-président kényan William Ruto. Elle a été lancée par un nombre inconnu d'hommes armés et les forces spéciales y ont mis un terme dimanche après un siège de près de vingt heures.

M. Ruto et sa famille ne se trouvaient pas chez eux lors de l'attaque, menée près d'Eldoret (ouest) à quelques jours d'élections générales qui s'annoncent serrées et tendues. Le président sortant Uhuru Kenyatta et M. Ruto, son colistier, y briguent un second mandat à la tête du pays face au leader de l'opposition Raila Odinga.

"Ceux qui cherchent à miner notre unité et nos progrès, ceux qui oeuvrent pour nous détruire en tant que nation, ils ne réussiront pas", a réagi dimanche M. Ruto, lors d'un meeting en amont des élections du 8 août, présentant ses "condoléances" à la famille du policier des forces spéciales tué lors de l'attaque.

Cette dernière - dont les motivations sont pour l'heure inconnues - a débuté samedi à la mi-journée où un nombre inconnu d'hommes armés ont grièvement blessé un policier chargé de la sécurité et pénétré dans la propriété, ont indiqué des sources sécuritaires.

Des renforts policiers sont arrivés et un assaillant s'est alors réfugié dans une pièce utilisée comme armurerie par la police affectée à cette résidence, une des mieux gardées du pays, prenant en otage un membre des forces spéciales qui a finalement été tué, a déclaré à la presse Wanyama Musiambo, responsable des opérations de sécurité dans la vallée du Rift.

"C'était une opération délicate parce qu'en étant dans l'armurerie, il avait un avantage et utilisait différentes armes (...), on avait l'impression qu'il y avait plus qu'une personne qui tirait", a précisé M. Musiambo.

"Attaque audacieuse"

Le siège a pris fin dimanche matin lorsque les forces spéciales ont tué l'assaillant, selon le chef de la police kényane Joseph Boinnet. Samedi, M. Boinnet avait assuré que l'attaque avait été lancée par un homme armé d'une machette, tandis que plusieurs sources sécuritaires avaient indiqué qu'elle a été menée par plusieurs hommes munis d'armes à feu, dont certains auraient pu s'échapper.

William Ruto, qui réside la plupart du temps dans la capitale Nairobi, avait quitté sa résidence champêtre proche d'Eldoret peu de temps auparavant afin de participer à des meetings politiques. Il y est apparu avec le président Kenyatta.

Dimanche matin, le quotidien Daily Nation se demandait comment "une attaque aussi audacieuse" a pu être menée. "Des questions subsistent", a ajouté le quotidien.

"Cet incident est malheureux" a commenté Moses Wetang'ula, leader d'un des cinq partis de la coalition d'opposition dont M. Odinga est le candidat, cité par le quotidien Standard. Il a également dit espérer que l'attaque "n'est pas un stratagème visant à jouer les victimes" et s'attirer la sympathie des électeurs.

Les électeurs de la nation la plus prospère d'Afrique de l'Est sont appelés aux urnes le 8 août, dix ans après les pires violences électorales de l'histoire du Kenya indépendant (1100 morts), alimentées par des contestations du résultat.

ATS