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La fusée Soyouz a décollé tôt le matin de Kourou, en Guyanne française (archives).

KEYSTONE/EPA ESA/CNES/CSG/ARIANESPACE/S MARTIN / HANDOUT

(sda-ats)

La moitié de la constellation Galileo est en place après la mise en orbite "avec succès" mardi de deux nouveaux satellites. Ils sont destinés au système européen de navigation.

"Cette nouvelle mission Galileo est un succès total", a déclaré Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace. "La mission (...) est un pas de plus vers l'autonomie de l'Europe en matière de navigation par satellite", a-t-il dit, cité dans un communiqué.

Le lanceur russe Soyouz a décollé comme prévu de Kourou, en Guyane française, à 5h48 (10h48 heure suisse). Et il a placé les 13e et 14e satellites Galileo sur une orbite située à une altitude de 23'522 km.

Projet emblématique de la Commission européenne, Galileo, un système à vocation civile, vise à réduire la dépendance de l'Europe à l'égard du GPS américain. Il devrait aussi améliorer les services rendus aux utilisateurs grâce à sa très grande précision.

Plus que trois lancements

Ce septième lancement Soyouz pour Galileo sera suivi des lancements de trois Ariane 5 spécialement adaptées. Elles emporteront chacune quatre satellites Galileo. "C'est une aventure qui va commencer à partir du 17 novembre", a précisé Stéphane Israël.

Si tout se passe bien, la constellation pourra fournir ses premiers services à la fin de l'année. Trois satellites nécessitent toutefois encore quelques ajustements.

"Les derniers résultats montrent que l'utilisation des satellites 5 et 6, qui ne sont pas sur les bonnes orbites, sera envisageable dans la constellation globale après avoir effectué un certain nombre de tests permettant de prendre une décision", a expliqué Paul Verhoef, directeur du Programme Galileo à l'Agence spatiale européenne (ESA).

"En ce qui concerne le 3e satellite, dénommé IOV4, ses difficultés se limitent à une panne d'antenne, mais il reste capable de transmettre sur une fréquence", a-t-il ajouté.

Sept milliards d'euros

Conçu plus récemment que le GPS américain, Galileo intègre les dernières avancées technologiques et offre un signal plus précis. "Avec le GPS, on sait où un train se trouve sur la carte de France, avec Galileo, on sait sur quelle voie il se trouve", ce qui rend possible son pilotage avec le système de positionnement par satellite, a expliqué Jean-Yves Le Gall, patron du CNES, l'agence spatiale française.

Entièrement financé par la Commission européenne, le déploiement des satellites Galileo va coûter environ 7 milliards d'euros. Puis il faudra 500 à 600 millions d'euros pour gérer et renouveler les satellites.

ATS