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Cette guérilla colombienne est la dernière active du pays. (archives)

KEYSTONE/EPA EFE/CHRISTIAN ESCOBAR MORA

(sda-ats)

L'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla en activité en Colombie, a annoncé vendredi la libération de deux journalistes néerlandais enlevés lundi. Le groupe est en négociation de paix avec le gouvernement.

"Nous annonçons que les deux étrangers enlevés par l'ELN dans le Catatumbo (nord-est, ndlr) ont été libérés en parfaite condition" de santé, a indiqué sur son compte Twitter la guérilla, actuellement en négociations de paix avec le gouvernement.

La police colombienne avait annoncé lundi l'enlèvement dans la matinée du journaliste Derk Johannes Bolt, 62 ans, et de son cameraman, Eugenio Ernest Marie Follender, 58 ans, près de la localité d'El Tarra, dans le département de Norte de Santander (nord-est).

Les deux reporters travaillent pour Spoorloos, un programme de la chaîne Kro-Ncrv régulièrement présenté par Derk Bolt, qui tente d'aider des Néerlandais à retrouver leurs parents biologiques à travers le monde.

Point très sensible

La poursuite des enlèvements par l'ELN, malgré les discussions en cours, est le point le plus sensible actuellement pour les autorités, qui ont réclamé à plusieurs reprises qu'elle cesse cette pratique.

L'ELN négocie depuis février à Quito avec le gouvernement colombien, pour parvenir à un accord de paix comme celui négocié avec la principale guérilla du pays, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Deux groupes armés

Dans la région où l'enlèvement a eu lieu, sont actifs selon la police l'ELN et le groupe armé Los Pelusos, issu d'une dissidence avec l'Armée populaire de libération (EPL), autre guérilla qui s'est démobilisée.

C'est dans la même zone d'El Tarra que l'ELN avait enlevé en mai 2016 la journaliste colombiano-espagnole Salud Hernandez et deux reporters colombiens de la chaîne de télévision RCN, qui avaient été remis après quelques jours de détention à une commission humanitaire.

ATS