Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Deux réacteurs de la centrale nucléaire d'Ohi, dans l'ouest du Japon, pourraient à nouveau fonctionner en avril, selon le journal japonais "Yomiuri", citant des sources gouvernementales. Il s'agirait du premier réacteur à redémarrer après la catastrophe de Fukushima.

Le ministre japonais du Commerce et de l'Industrie Yukio Edano a toutefois indiqué à des journalistes qu'il n'y avait pas encore de date arrêtée pour la mise en état de marche des deux réacteurs.

Ces derniers, d'une capacité de 1180 mégawatts, ont tous deux une vingtaine d'années. Sur les 54 réacteurs existants au Japon, seuls trois sont actuellement en service.

Tests de résistance

Les premiers tests de résistance pour permettre d'évaluer la façon dont une centrale nucléaire réagit à de fortes perturbations, comme un tremblement de terre ou un tsunami, ont cependant récemment été effectués sur la centrale d'Ohi, dans la préfecture de Fukui.

Ces tests ont indiqué que la centrale serait en mesure de résister à une séisme de magnitude 9. Mais tous les spécialistes ne sont pas convaincus de la validité des évaluations. Certains chercheurs nippons reprochent notamment à l'Agence de sûreté nucléaire industrielle (Nisa), qui a conduit les tests, de prêcher pour sa paroisse, autrement dit le nucléaire.

Hiromitsu Ino, professeur à l'Université de Tokyo, et Masashi Goto, ex-concepteur de centrales nucléaires, qui font partie d'un comité d'évaluation des résultats des tests de la Nisa, jugent qu'ils sont insuffisants. Pour eux, ils ne simulent qu'une seule catastrophe à la fois et ne prennent pas en compte la possibilité d'une panne ou d'une erreur humaine.

ATS