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Le métro londonien a fermé ses portes en début de soirée mercredi. Il restera paralysé jusqu'à vendredi matin en raison d'une nouvelle grève, liée à la mise en place mi-septembre d'un service de nuit le week-end.

Des milliers de Londoniens ont quitté le travail plus tôt et au sprint pour devancer la fermeture totale des stations, avec encore en tête le souvenir du chaos de la dernière grève, début juillet. Cette fois encore, c'est la grande pagaille qui s'annonce, malgré les 250 bus supplémentaires mis en circulation par la régie des transports en commun de la capitale britannique, Transport for London (TfL).

Aucun service minimum n'est prévu. Pour la deuxième fois en un mois, le "Tube" restera fermé à double tour pendant une journée complète.

Déjà saturé en temps normal, le plus vieux métro du monde est emprunté tous les jours par plus de quatre millions de voyageurs. Le désaccord porte sur les conditions de travail pour les conducteurs du "Night Tube", un service qui prévoit, les nuits de week-end, un train toutes les dix minutes sur les principales lignes traversant le centre de Londres.

Offre révisée

Vieille promesse du maire de Londres Boris Johnson, le service nocturne doit démarrer le 12 septembre pour coïncider avec l'ouverture de la Coupe du monde de rugby. Elle aura lieu du 18 septembre au 31 octobre en Angleterre.

Engagés dans des négociations depuis des mois sur les conditions du service de nuit, le gestionnaire du métro de la capitale britannique London Underground (LU) et les quatre principaux syndicats (RMT, Aslef, TSSA et Unite) ont échoué une nouvelle fois à se mettre d'accord lundi.

"La dernière offre (de LU) ne diffère pas vraiment des précédentes et reste donc inacceptable", explique le syndicat RMT. "Nous avons proposé une offre révisée extrêmement juste, qui répond à leurs préoccupations sur l'équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle", considère de son côté Steve Griffiths, le directeur général de LU.

Travail de nuit ou pas

Le gestionnaire du métro de Londres pointe notamment que "personne ne devra travailler plus d'heures qu'actuellement" et qu'à l'issue d'une "courte période de transition pour introduire le service, les conducteurs auront le choix de travailler la nuit ou pas".

Côté rémunération, LU a légèrement révisé son offre, proposant une hausse de salaire de 2% cette année puis de 1% (ou de l'inflation, si elle est plus élevée) pour 2016 et 2017, ainsi qu'un bonus exceptionnel de 500 livres à l'ensemble du personnel travaillant la nuit. "Il n'y a pas plus d'argent mais de la flexibilité dans sa distribution", a expliqué à l'AFP une porte-parole.

Mais les syndicats réclament désormais le report pur et simple du lancement du service 24H/24H. Ils mettent en avant aussi les questions de sécurité et de maintenance qui, selon eux, n'ont pas été prises en compte.

ATS