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Les couples risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant devraient pouvoir recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI) en Suisse. Le Conseil fédéral a confirmé mercredi son soutien à la levée de l'interdiction de cette technique, mais à des conditions très strictes.

Le ministre de la santé Alain Berset va élaborer un projet à soumettre au Parlement d'ici au printemps 2013. Le peuple aura le dernier mot, une modification de la Constitution étant nécessaire. Après un premier projet écarté car trop strict, le gouvernement avait décidé de se montrer un peu plus libéral.

L'interdiction du diagnostic préimplantatoire devrait faire place à une approche la "tolérant", a expliqué le conseiller fédéral. A l'heure actuelle, les couples porteurs d'une maladie héréditaire grave ne peuvent détecter sa transmission que pendant une grossesse, ce qui conduit souvent à un avortement.

Pas pour la trisomie

Le Conseil fédéral veut leur permettre de dépister les éventuelles anomalies sur un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l'utérus. Le diagnostic préimplantatoire ne pourrait toutefois être effectué que s'il n'est pas possible d'écarter autrement le danger concret que l'enfant soit porteur d'une prédisposition génétique à une maladie grave, dont la présence est avérée chez les parents.

Toutes les autres applications possibles demeurent interdites. Pas question d'utiliser le diagnostic préimplantatoire dans le cadre d'un dépistage, soit des examens généraux de prévention destinés à éviter des anomalies génétiques pouvant survenir spontanément, comme la trisomie 21.

Le Conseil fédéral veut aussi exclure le DPI pour sélectionner des "bébés-médicaments", à savoir un embryon à même de faire par la suite un don de tissus ou de cellules à un frère ou une soeur malade. La possibilité ne serait ainsi qu'accessible qu'à 50 à 100 couples par an.

Sujet émotionnel

Le diagnostic préimplantatoire pourrait porter sur des maladies comme la mucoviscidose ou la myotrophie spinale. Quelque 200 maladies pourraient potentiellement être détectées par des examens ciblés, mais il appartiendra au Parlement de définir la liste des affections ouvrant le droit à un DPI.

Le sujet est très émotionnel. En consultation, PDC et PEV ont répété leur opposition à la levée de l'interdiction du DPI. PS, PLR et médecins souhaiteraient que le Conseil fédéral aille plus loin, en autorisant notamment la recherche d'anomalies chromosomiques comme la trisomie 21. Seule l'UDC s'est montrée tout à fait satisfaite.

ATS