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Les Guyanais étaient massivement dans la rue mardi à Cayenne

KEYSTONE/AP/PIERRE-OLIVIER JAY

(sda-ats)

Les ministres français de l'intérieur Matthias Fekl et de l'Outre-mer Ericka Bareigts sont arrivés mercredi en fin de journée en Guyane. Ils vont tenter de trouver une issue à la crise qui paralyse le territoire français d'Amérique du sud depuis une semaine.

Les deux représentants du gouvernement sont arrivés peu après 17h00 locales (22h00 en Suisse) sur place avant d'être héliportés vers Cayenne puis de rejoindre la préfecture en fin d'après-midi.

"L'état d'esprit est d'abord la compréhension pour les difficultés qu'affronte la Guyane en matière de sécurité, les difficultés économiques, les difficultés sociales", a déclaré Matthias Fekl lors d'une conférence de presse commune débutée une heure plus tard.

"Nous sommes là pour écouter, pour avancer avec des solutions concrètes", a déclaré le ministre, qui s'est dit prêt à rencontrer tous ceux qui veulent "sereinement construire l'avenir de la Guyane".

Un représentant des "500 frères contre la délinquance" a annoncé que ce collectif très populaire, dont les membres mènent des actions cagoulées, allait participer aux négociations avec les ministres.

Selon le site du quotidien français Les Echos, les ministres "seraient en mesure de poser sur la table des négociations un pacte de développement de la Guyane de 4 milliards d'euros sur un peu moins de 10 ans". Des informations que Matignon a démenties.

Premier geste pour un hôpital

Les ministres ne sont pas partis avec "une enveloppe prédéterminée. On ne travaille pas comme ça. On travaille avec les acteurs à des mesures utiles pour la Guyane, pas sur des chiffres fantaisistes et inventés", ont indiqué mercredi soir les services du premier ministre Bernard Cazeneuve.

La signature d'"un pacte d'avenir ambitieux", concrétisant les avancées, "pourrait intervenir dans les meilleurs délais", avait-il estimé mardi, appelant "chacun" à "s'associer" aux discussions.

Un premier geste concret a malgré tout été accompli par Paris. Ericka Bareigts et la ministre de la santé Marisol Touraine ont annoncé une aide de fonctionnement exceptionnelle de 20 millions d'euros au Centre hospitalier Andrée Rosemon de Cayenne, "pour qu'il puisse reconstituer sa trésorerie et régler ses dettes courantes sans tarder".

Ecoles toujours fermées

Mercredi matin, les commerces étaient ouverts, les stations-service n'étaient plus prises d'assaut, des crèches accueillaient les enfants et le service d'éboueurs fonctionnait à Cayenne, a constaté l'AFP. Au 10e jour de grève, les établissements scolaires restaient cependant toujours fermés.

Mais le rapport de force s'est précisé mardi, avec la plus grosse manifestation jamais organisée dans ce département d'Outre-mer. A Cayenne, dans la foule rassemblée sur l'avenue du Général de Gaulle, étaient visibles beaucoup de drapeaux guyanais et des banderoles reprenant le slogan "nou bon ké sa" - "ça suffit" en créole - qui a fleuri sur les barrages installés dans les villes du territoire.

Le succès des manifestations a relevé du plébiscite pour l'Union des travailleurs guyanais (UTG), dont les 37 syndicats membres avaient voté à la quasi-unanimité en faveur d'une grève générale illimitée.

Dans ce vaste territoire ultramarin d'Amérique du Sud (83'000 km2) où vivent 250'000 habitants, il y a "un vrai stress sur l'insécurité. Viennent ensuite la santé et l'éducation", estime Michel Yahiel, ancien "conseiller social" de François Hollande et membre de la délégation présente depuis mercredi sur place.

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ATS