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Le président de l'USP Markus Ritter (à gauche) et le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann se sont rencontrés dimanche, renouant ainsi le dialogue dans le conflit qui les oppose sur la future politique agricole de la Suisse (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Le dialogue entre Johann Schneider-Ammann et les agriculteurs n'est pas rompu. Le conseiller fédéral a rencontré le président de l'Union suisse des paysans (USP) Markus Ritter. Le directeur de l'USP affirme quant à lui ne pas être opposé aux accords de libre-échange.

Le conseiller national Markus Ritter (PDC/SG) et le ministre de l'agriculture, accompagnés de leurs plus proches collaborateurs, ont échangé leurs vues dimanche lors d'une rencontre à Madiswil (BE), ont indiqué lundi le Département fédéral de l'économie et l'USP. Ils ont abordé leurs divergences et leurs points communs "dans une atmosphère détendue et constructive".

Si le nom du restaurant où a eu lieu la rencontre a été dévoilé, aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions. Mais tant Markus Ritter que Johann Schneider-Ammann veulent "entretenir une collaboration dans un esprit objectif et concret" et trouver des solutions, selon le communiqué.

L'USP s'oppose à la stratégie agricole préconisée par le gouvernement dès 2020. Cette réforme devrait passer par une ouverture des frontières aux produits agricoles, une intensification des accords de libre-échange, notamment avec le Mercosur, et une réduction de la protection douanière en vigueur en Suisse.

"Lignes rouges"

Il y a des "lignes rouges" à ne pas franchir, affirme Jacques Bourgeois, directeur de l'USP, dans une interview au Temps parue lundi. "Nous refusons que l'agriculture soit la monnaie d'échange" dans les discussions en cours sur un accord bilatéral entre la Suisse et le Mercosur.

Le conseiller national radical fribourgeois se dit toutefois conscient du fait que les exportations sont une nécessité pour la prospérité de la Suisse. "Un franc sur deux dépensés en Suisse est gagné à l'étranger et un franc sur trois dans l'Union européenne", remarque-t-il. "Il est donc nécessaire d'avoir les meilleurs accès aux marchés étrangers".

Dans le cadre des négociations avec le Mercosur, il fixe la limite à quatre produits "sensibles": la viande de boeuf, le poulet, les céréales oléagineuses et le sucre. "Toute concession faite sur ces produits aura un impact négatif sur la production indigène et sur la vie des paysans". Il appelle le Conseil fédéral à maintenir une "certaine protection aux frontières".

Numérisation de l'agriculture

Outre la reconnaissance des produits à haute valeur ajoutée, le salut du secteur agricole suisse passe par une robotisation du secteur, estime M. Bourgeois. "Comme dans d'autres domaines, l'agriculture n'échappera pas à la numérisation".

Des tests sont actuellement menés notamment avec des drones ou des robots pour l'épandage, selon lui. Les paysans seront aussi gagnants "en simplifiant la gestion de leurs exploitations grâce à la numérisation", ajoute le conseiller national.

Signature d'un accord accéléré

Johann Schneider-Ammann doit entamer cette semaine une visite dans les quatre pays du Mercosur. Il souhaite accélérer la signature d'un accord de libre-échange avec les pays du marché commun sud-américain qui regroupe l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay.

Johann Schneider-Ammann devrait en outre rencontrer une nouvelle fois M. Ritter lors de la session d'été. La réforme agricole devrait être discutée au Parlement en juin, avant le lancement de la procédure de consultation. Le message sera soumis aux Chambres fédérales en été 2019 pour que le texte entre en vigueur en 2022.

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ATS