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Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a ouvert lundi à Genève un congrès mondial sur la justice juvénile. Il a plaidé pour une fonction réparatrice du système judiciaire et une approche éducative.

Le congrès organisé par le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) et la Fondation Terre des hommes (Tdh) réunit jusqu'à vendredi 800 participants de 94 pays dans le but d'échanger les expériences et de renforcer la collaboration.

"La justice juvénile doit être un vecteur à la fois de prévention, de protection, de sanction et de réinsertion des enfants en conflit avec la loi", a déclaré le conseiller fédéral.

Il a donné l'exemple des quelque 250'000 enfants-soldats dans le monde. "Le châtiment ne peut pas être le premier but du système judiciaire lorsqu'il a en face de lui un enfant qui doit construire sa vie et qui doit participer à la construction d'une société. Dans ces cas-là, le système judiciaire doit avoir une fonction réparatrice", a affirmé M. Burkhalter.

Un million d'enfants en détention

Terre des hommes estime qu'environ un million d'enfants dans le monde se trouvent en détention au lieu d'être à l'école. "Le but de ce congrès est de trouver des solutions pragmatiques, des alternatives à la privation de liberté. Il faut mettre l'accent sur l'éducation, pas seulement sur la répression", a expliqué Bernard Boëton, responsable du projet à Tdh.

Les systèmes juridiques sont très différents d'un pays à l'autre. Le juge Michael Corriero, directeur du Centre pour la justice juvénile à New York, s'est félicité au Club suisse de la presse que ce congrès ait lieu dans la ville de Jean-Jacques Rousseau.

"Les enfants sont en devenir. Leur jugement n'est pas encore formé. On doit leur donner un espace pour s'améliorer", a fait valoir le juge Corriero.

Trouver des alternatives

Pour l'avocate mauritanienne Fatimata M'Baye, "la prison n'est pas la maison idéale pour un enfant. Il y apprend à détester la vie, la société, ses parents qui l'ont délaissé. Il se sent indésirable".

C'est un devoir de protéger les enfants, de les traiter avec dignité, a-t-elle dit, en espérant que le congrès parvienne à trouver des alternatives au seul emprisonnement.

Sous-directeur à l'Office fédéral de la justice (OFJ), Bernardo Stadelmann a souligné l'importance de la prévention. Le nouveau droit pénal des mineurs en vigueur depuis 2007 en Suisse a apporté des améliorations, a-t-il indiqué.

Les placements de mineurs ont diminué de 40% depuis 2010 en Suisse, et seulement 8% de ces placements sont en détention, le 92% en milieu éducatif. Le taux de récidive de 3% est considéré comme encore important. Il faut une meilleure communication pour faire comprendre l'approche éducative dans la société, a affirmé le représentant de l'OFJ.

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ATS