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Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Liberman a été reçu mardi à Berne par le conseiller fédéral Didier Burkhalter pour une visite officielle de travail. Quelque 70 militants pro-palestiniens ont protesté aux abords de la place fédérale contre sa venue en Suisse.

Au cours de leur rencontre, les deux ministres des affaires étrangères ont abordé les relations économiques, scientifiques et culturelles entre la Suisse et Israël. Celles-ci ont été qualifiées "d'excellentes", ont indiqué les services de M. Burkhalter dans un communiqué.

Sur le plan politique, le suivi du dialogue que Berne et Tel Aviv maintiennent depuis 2004 sur des questions bilatérales et multilatérales a également figuré au menu des discussions. Tout comme le délicat processus de paix au Proche-Orient.

"Deux Etats pour une paix viable"

A ce sujet, M.Burkhalter a répété que la Suisse est d'avis "qu'une paix juste et durable ne pourra être établie que par la création d'un Etat palestinien indépendant, viable et vivant en paix côte à côte avec l'Etat d'Israël dans des frontières sûres et reconnues".

Au vu des violations récurrentes du droit international humanitaire par les parties en conflit, la Suisse a réitéré son appel afin que celles-ci "respectent leurs obligations en vertu du droit et s'engagent dans des négociations sérieuses visant à la résolution du conflit".

"Une atteinte à l'image de la Suisse"

La venue de M. Liberman a suscité des remous mardi dans la capitale fédérale, où la dernière visite d'un ministre israélien des affaires étrangères remontait à 2003. Une septantaine de personnes ont ainsi manifesté à l'appel de l'Association Suisse-Palestine.

Avant l'arrivée de M. Liberman à la maison de Watteville, où s'est déroulée la rencontre, la police cantonale bernoise avait bouclé le quartier, empêchant notamment un groupe d'activistes palestiniens d'entrer dans la maison. Certains ont cependant réussi à s'adresser au ministre israélien, au moment où il sortait de sa voiture.

ATS