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Les dirigeants tunisiens ont été visés par des jets de pierre lundi à Sidi Bouzid. Ces heurts se sont déroulés lors des célébrations du deuxième anniversaire du début de la révolution. Ils témoignent des vives tensions persistant dans le pays berceau du Printemps arabe.

Le chef de l'Etat, Moncef Marzouki, et le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, étaient venus dans cette ville économiquement marginalisée du centre-ouest du pays pour marquer les deux ans de l'immolation de Mohamed Bouazizi.

Les jets de pierre ont commencé après un discours de M. Marzouki, alors que M. Ben Jaafar tentait de s'exprimer devant 5000 personnes réunies sur la place où le vendeur ambulant excédé par la misère et les brimades policières avait commis son geste.

Les manifestants, scandant "le peuple veut la chute du gouvernement" et "dégage, dégage", des slogans révolutionnaires, ont envahi la tribune. Le service d'ordre a évacué les deux dirigeants, qui n'ont pas été touchés.

Patience requise

La police n'est pas intervenue, alos que les heurts entre manifestants et policiers se multiplient dans le pays depuis plusieurs mois.

Copieusement sifflé, M. Marzouki a demandé aux Tunisiens d'être patients, alors que la misère était déjà au coeur des causes de la révolte de l'hiver 2010/2011, qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

Région sinistrée

Sinistrée depuis des décennies, la région de Sidi Bouzid, à l'instar du reste de la Tunisie, estime que le gouvernement, dirigé par les islamistes d'Ennahda, a trahi les engagements de la révolution.

La reprise économique, après la récession de 2011, est minée par l'insécurité persistante et le ralentissement dans la zone euro, principal partenaire économique du pays.

Outre les problèmes économiques, la Tunisie fait aussi face au défi que représentent les groupuscules islamistes radicaux qui ont orchestré des heurts, parfois sanglants, depuis l'été.

Le pays est également plongé dans une impasse politique, l'ANC ne parvenant pas à aboutir à un compromis sur la future Constitution, 14 mois après son élection.

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ATS