Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Genève - La France a été clouée au pilori par les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD). Ceux-ci ont dénoncé un "manque de volonté politique" face à une "recrudescence" des actes racistes dans le pays.
Habituellement très technique, le débat a pris un tour politique après les annonces fracassantes de ces dernières semaines du chef de l'Etat français. Nicolas Sarkozy a réclamé la déchéance de la nationalité française pour meurtre de policier ou pour polygamie, lancé l'évacuation de camps illégaux de Roms et fustigé les cas de délinquance dans cette population ainsi que parmi les gens du voyage.
Dans ce contexte chargé, la délégation française a présenté un rapport énumérant les mesures mises en place depuis son dernier examen devant le CERD en 2005. Elle a surtout annoncé le lancement très attendu d'un plan national de lutte contre le racisme.
Cette annonce, saluée par les 18 experts du comité, n'a pas permis d'amoindrir une salve de critiques virulentes, notamment sur les déclarations du président, qui constituent selon un expert "une incitation à la haine".
Concernant les gens du voyage, dont le nombre est estimé à quelque 400'000 personnes à 95% françaises, certains ont dénoncé un amalgame avec les Roms et surtout le système d'attribution de visa de circulation tous les trois mois. "Le carnet de circulation nous rappelle l'époque de Pétain", a affirmé Waliakoye Saidou (Niger).
Sur la déchéance de la nationalité, le Turc Gun Kut a déclaré: "Je ne comprends pas ce que c'est qu'un Français d'origine étrangère" et "je me demande si cela est compatible avec la Constitution".
Le rapporteur de la session, l'Américain Pierre-Richard Prosper, a affirmé: "Ce qui manque en France, c'est une vraie volonté politique". Surprise par la vigueur de ces critiques, la délégation française s'est attachée à défendre les positions du gouvernement.
Le secrétaire d'Etat aux affaires européennes Pierre Lellouche a assuré que son pays s'attachait à "garantir les libertés publiques" et préserver le droit à la sécurité, "premier des droits de l'Homme".

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS