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Les dix derniers policiers et militaires retenus en otage ont été libérés par la guérilla des FARC lundi en Colombie. Ils étaient détenus depuis douze à quatorze ans. Ce geste est jugé toutefois insuffisant par le gouvernement pour ouvrir un dialogue avec la guérilla.

Les otages ont atterri en fin de journée à bord d'un hélicoptère du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) parti les chercher dans la jungle. Les dix policiers et quatre militaires, ont débarqué souriants et en uniforme, sur le tarmac de l'aéroport de Villavicencio, à 110 km au sud de Bogota.

L'un portait un bandage sur la tête et un autre arborait un drapeau colombien. Ils ont donné l'accolade aux membres du CICR. Par la suite, ils ont retrouvé leurs proches dans un salon privé de l'aéroport, avant d'être transférés dans la capitale pour y passer des examens de santé.

"Pari de la paix"

La remise en liberté des otages avait été promise depuis plusieurs semaines par les rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Dix ans après l'échec de négociations avec le gouvernement, cette libération pourrait constituer un tournant pour les FARC. En février, les FARC ont renoncé aux enlèvements contre rançon qui assuraient une partie de leur financement. Ils ont en outre appelé le gouvernement à faire le "pari de la paix".

Pas assez

Toutefois, lors d'une brève allocution télévisée. Juan Manuel Santos a réaffirmé que cet engagement était "insuffisant" même s'il a assuré "partager la joie des libérations" de lundi. Cet engagement est "un pas dans la bonne direction", a souligné le chef de l'Etat qui a appelé à la libération de tous les civils.

Le groupe rebelle détiendrait encore plus d'une centaine de personnes séquestrées, selon des associations colombiennes, même s'il n'en fait pas officiellement mention.

ATS